
À l’initiative du Ministre de l’Économie et des Finances, Adama Coulibaly, également président du Comité technique de concertation (CTC), cette rencontre s’est voulue à la fois conviviale et stratégique. En effet, elle marquait le lancement officiel des activités du Comité de Concertation État–Secteur Privé (CCESP) pour l’année 2026.
Dès l’ouverture, le ministre Coulibaly a adressé des vœux de santé, de succès et de paix aux acteurs présents. Par ailleurs, il a salué la forte mobilisation des responsables d’organisations professionnelles et des chambres consulaires, signe tangible de l’importance accordée au dialogue public-privé. Selon lui, cette dynamique a déjà permis de résoudre plusieurs préoccupations majeures, qu’il s’agisse de la métrologie, de la décongestion du Port autonome d’Abidjan ou encore des questions fiscales. À titre d’exemple, il a rappelé qu’au 31 décembre 2025, l’État avait réglé plus de 1 556 milliards FCFA à 6 721 fournisseurs et prestataires.

Fort de ces acquis, le ministre s’est projeté sur les perspectives. Ainsi, il a souligné que l’année 2026 s’inscrit dans la mise en œuvre du nouveau Plan national de Développement 2026-2030, lequel ambitionne une croissance moyenne de 7,2 % et mobilise plus de 114 000 milliards FCFA d’investissements, dont 70 % attendus du secteur privé. Dès lors, a-t-il insisté, la poursuite d’un dialogue stratégique, orienté vers l’impact, demeure indispensable.
De son côté, le président de la Confédération générale des entreprises de Côte d’Ivoire (CGECI), Hamed Cissé, a exprimé sa satisfaction. En effet, selon lui, ce déjeuner est désormais un rituel apprécié, car il permet d’amorcer l’année dans un esprit de concertation. Même lorsque des divergences apparaissent, les échanges restent constructifs. Cissé a annoncé que le secteur privé souhaite institutionnaliser des rencontres trimestrielles afin de traiter les dossiers en suspens.
Enfin, il a tenu à remercier le Président de la République, Alassane Ouattara, ainsi que le Premier ministre, Robert Beugré Mambé, pour leur soutien constant à ce dialogue, véritable levier de transformation économique