
Cette annonce a été faite par le président de plateforme des 37 organisations, associations, mouvements de la société civile, dénommée Plateforme pour l'engagement citoyen de Côte d'Ivoire (PEC-CI), Ebrin Yao Rémi. A le suivre, l'annonce faite, le 4 mars dernier par le gouvernement ivoirien, de la baisse du prix du cacao passant de 2800 à 1200 FCFA, soit une baisse de 57%, a été reçue comme un choix pour les producteurs Ivoiriens.
Et pourtant, selon lui, le président Alassane Ouattara, qui avait annoncé, lors de la campagne présidentielle, l'augmentation du prix du cacao à 2800 FCFA, avait réellement apporté de la joie dans le cœur des Ivoiriens. Sauf que, selon Ebrin Yao Rémi, quelques mois seulement après, le prix a drastiquement chuté... au grand désarroi des producteurs. Pour ce mouvement de la société civile, cette chute montre les failles du système d'anticipation du gouvernement ivoirien et du Conseil.
"La PEC-CI observe malheureusement aujourd'hui que la crise de la filière cacao met en lumière toute les failles du système d'anticipation mis en place par le gouvernement ivoirien ainsi que toutes les promesses qui en découlent. Notre constat est que le gouvernement et le Conseil café-cacao qui devraient anticiper pour accompagner les planteurs ont échoué, car lorsque le prix augmente au plan international, les planteurs n'en bénéficient pas. Et lorsqu'il y a chute, alors ce sont eux qui supportent le choc du rabais", a indiqué Ebrin Yao Rémi.
Ebrin Yao Rémi s'est interrogé d'ailleurs sur comment sont utilisés les fonds prélevés sur chaque vente de café-cacao. Il pose également la question de savoir le bilan de ces fonds qui sont prélevés. En clair, entre l'un et l'autre, la PEC-CI souhaite un audit pur et simple du Conseil en charge de la filière café et cacao. "La PEC-CI recommande vivement un audit complet de la filière café-cacao pour connaître les causes profondes de l'échec de stabilisation afin de situer les responsables", a-t-il invité en présence de la presse locale.
