
Lors de la cérémonie de clôture du PAGDS, le 29 juin 2026 à Abidjan, où des plateformes digitales ont été remises. Piloté par le ministère de l’Économie, des Finances et du Budget, ce projet vise à mieux mobiliser les ressources publiques, tout en améliorant les services dans la santé, l’éducation et les infrastructures.
Cette cérémonie a surtout montré que la Côte d’Ivoire peut moderniser son administration avec des solutions numériques performantes, bien au-delà de la simple fin du programme soutenu par la Banque mondiale.
Au cœur de cette évolution, les technologies géospatiales aident la DGI à mieux cartographier les contribuables, sécuriser les données territoriales et optimiser la collecte des ressources. Un exemple concret : le projet REPAE (Recensement électronique des parcelles et des activités économiques). Mené par la DGI avec l’appui de CGEDS Afrik Geodata, il a permis de passer de 9 948 à 27 869 activités économiques recensées, toutes géolocalisées et reliées aux parcelles cadastrales. Résultat : l’assiette fiscale s’est élargie.
Tout repose sur une chaîne complète de production de données : collecte, validation, géolocalisation en temps réel, intégration dans les systèmes de la DGI. Cela donne une bien meilleure connaissance des capacités contributives.
Diallo Sékou, directeur général de CGEDS Afrik Geodata, dresse un bilan très positif. Grâce à des drones civils ultra-précis, l’expertise ivoirienne a cartographié plus de 600 km² et identifié plus de 500 000 parcelles. Un résultat qui dépasse de 300 % les objectifs de départ, qui étaient de 150 000 parcelles dans trois grandes villes.
Cette prouesse technologique a produit des cartes géomatiques et des modèles 3D d’une résolution de 5 cm, et a créé plus de 1 000 emplois directs pour les jeunes locaux. C’est un vrai levier pour augmenter les recettes fiscales de l’État, en optimisant le recensement foncier et économique.
Dans la même lancée, une plateforme de suivi des chantiers par photogrammétrie a été développée pour l’Agence de gestion des routes (AGEROUTE). Cela inclut l’achat d’équipements, la formation de pilotes de drones, 72 prises de vue aériennes, le traitement des données et leur intégration logicielle.
Par ailleurs, huit outils numériques ont été créés pour la gouvernance économique et la justice commerciale (gestion du registre du commerce, traitement des plaintes, paiement électronique), dans le cadre de la digitalisation globale de l’administration.
Selon M. Diallo, ces résultats montrent l’efficacité des solutions mises en place. Ils renforcent la confiance des partenaires et devraient faciliter le financement de futures initiatives digitales. De son côté, Yao Madeleine, coordinatrice du PAGDS, a rappelé que le projet a doté l’administration de 23 plateformes numériques. Exécuté de 2019 à 2025 avec un financement de 195 millions de dollars, il a pleinement atteint ses objectifs.
La cérémonie a rassemblé des membres du gouvernement, la Banque mondiale et le secteur privé. Les visiteurs ont pu découvrir des solutions numériques adaptées aux défis publics, et l’intérêt pour une extension à l’échelle nationale était palpable. Le PAGDS s’impose donc comme un levier essentiel pour améliorer les services aux citoyens et accélérer la transformation numérique de la Côte d’Ivoire, conclut la note.
