
La Conférence des Plénipotentiaires de l’Union internationale des Télécommunications ( UIT) se tiendra à Doha, au Qatar, du 9 au 27 septembre 2026. Des pays africains, tels que, la Côte d’Ivoire, le Mali, la Guinée, le Djibouti se concertent pour parler d’une même voix à Doha en novembre 2026. Organisée tous les quatre ans, la Conférence des Plénipotentiaires de l’Union internationale des Télécommunications fixe les grandes orientations de l’UIT. Elle constitue une occasion pour l’UIT de renouveler ses organes dirigeantes. Cette rencontre qui se tient à Abidjan sert à finaliser et adopter les propositions communes africaines et les positions à soumettre à l’UIT à Doha. Également, adopter le processus de coordination et désigner les représentants africains et points focaux nationaux. Aussi, examiner les candidatures africaines aux postes électifs de l’UIT ainsi qu’aux différents sièges du Conseil de l’UIT.
Elle doit permettre de faire entendre la voix africaine
Djibril Ouattara, ministre ivoirien de la Transition Numérique et de l’Innovation Technologique a annoncé à la première journée de la quatrième réunion préparatoire africaine pour la conférence des Plénipotentiaires, que la Côte d’Ivoire sera candidate au Conseil de l’UIT pour le mandat 2027-2030. " La Conférence des Plénipotentiaires de l’Union internationale des Télécommunications de 2026 représente donc une échéance majeure. Elle doit permettre de faire entendre la voix africaine sur les grandes questions qui détermineront l’avenir du numérique, l’accès et le service universels, des services plus abordables, le développement des infrastructures, la réduction de la fracture numérique, l’accessibilité des personnes en situation de handicap, le renforcement des capacités, la sécurité et la résilience des réseaux, et une participation accrue de nos pays à la gouvernance mondiale du numérique. Pour être entendue, cette voix doit être concertée, cohérente et portée collectivement. C’est tout le sens de notre réunion d’Abidjan ", a expliqué Djibril Ouattara.
Roger Adom, Président du Conseil de Régulation de l'ARTCI, a énoncé que la régulation ne constitue pas un obstacle à l'innovation mais représente la fondation éthique et institutionnelle sur laquelle doit reposer toute transformation numérique responsable en Afrique, affirmant que la confiance numérique et la gouvernance claire sont les prérequis indispensables à une adoption inclusive de la transformation technologique", a indiqué Roger Adom.
Pour rappel, l’Union africaine des Télécommunications a été créé depuis 1977. Le siège du Secrétariat général est basé à Nairobi au Kenya.
Bema Bakayoko