
Au cours de cette rencontre pilotée par Expertise France en collaboration avec le ministère de l'Environnement et de la Transition écologique, l'UE a mis 30 journalistes et créateurs de contenus en mission dans le combat contre la crise climatique.
Ainsi, ces journalistes, issus pour la plupart du Réseau des journalistes ivoiriens contre la crise climatique et environnementale (RJICCE), ont été faits « Ambassadeurs du Climat » par l'Ambassadeur de l'UE en Côte d'Ivoire, Irchad Ramiandrasoa Razaaly. Selon lui, la crise climatique et environnementale concerne tout le monde en Côte d'Ivoire. Pas uniquement le gouvernement, les sphères administratives ou le secteur privé, mais tout le monde.
« C'est aussi une affaire dans laquelle tout le monde a une responsabilité. Première responsabilité, c'est d'accompagner le gouvernement, lui donner les moyens de se doter du budget ou des ressources nécessaires pour mettre en œuvre les ambitions qui sont tracées. Et là, votre responsabilité, c'est d'expliciter auprès du public le plus large possible ce qu'est la crise environnementale et climatique, quelles sont les implications, mais aussi ce qu'on peut faire en tant que citoyen, association pour accompagner les parties prenantes dans la lutte contre le changement climatique », a-t-il invité. Profitant de cette lucarne, l'Ambassadeur de l'UE a surtout salué l'engagement de la Côte d'Ivoire dans cette lutte.
Et pour cause, à le suivre, la Côte d'Ivoire s'est dotée d'une feuille de route élaborée grâce à l'appui d'Expertise France, qui est de réduire de 30% les émissions de gaz à effet de serre d'ici 2030. Ainsi, cette formation, a ajouté Irchad Ramiandrasoa Razaaly, était donc importante en ce sens qu'elle permettra à ces journalistes de mieux comprendre les implications parfois complexes et difficiles à expliquer aux populations. « Et c'est là où vous aurez un rôle très important pour disséminer ces idées, pour lutter contre les idées fausses... L'Union européenne, qui est quand même la deuxième économie mondiale, qui est l'économie mature, va devenir climatiquement neutre en carbone dans quelques années », a-t-il expliqué en présence du Directeur pays d'Expertise France, Alexandre Foulon.
Pour sa part, le Coordinateur de la Direction de la lutte contre les changements climatiques au ministère de tutelle, Frédéric Zakpa, a encouragé les journalistes à accompagner ledit ministère dans ses actions. « Vous savez que l'économie de la Côte d'Ivoire repose sur l'agriculture. Donc les questions de forêts, de sécheresse, d'inondation sont de plus en plus importantes. Et les changements climatiques se présentent comme une barrière... Si rien n'est fait, c'est au moins 13% du Produit intérieur brut (PIB) qui sera touché d'ici 2050 », a-t-il révélé.
Les regards seront désormais tournés vers ces journalistes, à travers leurs actions et leurs écrits, afin d'aider ces organisations à mieux lutter contre le changement climatique en Côte d'Ivoire et au-delà.