Économie

Projet PEJEDEC 3 : Le ministre Mamadou Touré plaide pour plus de moyens en faveur des jeunes entrepreneurs

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Ce vendredi 9 octobre 2026, la directrice régionale du Capital humain de la Banque mondiale pour l'Afrique de l'Ouest, Trina Haque, est allée à la rencontre des jeunes en incubation à l'Institut européen de coopération et de développement (IECD), à Cocody-Bonoumin. Cette rencontre s’est déroulée en présence du ministre de la Promotion de la Jeunesse, de l’Insertion professionnelle et du Service civique, Mamadou Touré.

Onze jeunes entrepreneurs, accompagnés par le programme incubateur du Projet emploi jeunes et développement des compétences (PEJEDEC 3),ont présenté leurs projets à la délégation. Au programme, la découverte des activités, bilan de l'accompagnement et discussion sur leurs besoins en formation et en financement.

Pour Trina Haque, le PEJEDEC a fait ses preuves. « Le projet PEJEDEC est très important, car depuis 15 ans, il a produit de nombreux résultats auprès des jeunes entrepreneurs », a-t-elle affirmé. Elle voulait surtout entendre les bénéficiaires, comprendre ce qu'ils attendent comme soutien. Elle a salué leur dynamisme, leur sens de l'innovation et leur contribution à la création d'emplois.
Prenant la parole, Mamadou Touré a salué la collaboration entre la Banque mondiale et l'État ivoirien. « Cette visite de la Banque mondiale s'inscrit dans le cadre de son accompagnement de l'État de Côte d'Ivoire dans sa politique en faveur de la jeunesse », a-t-il déclaré. Selon lui, le PEJEDEC compte parmi les programmes les plus performants pour la jeunesse, y compris à l'échelle de l'Afrique subsaharienne, d'après les évaluations réalisées. Il a souligné que les entrepreneurs formés et soutenus depuis quinze ans apportent une vraie valeur ajoutée à l'économie, notamment dans la transformation des produits locaux et la semi-industrialisation. Ces secteurs comptent dans le Plan national de développement (PND). Le ministre veut maintenir l'élan. « Il faut continuer à les accompagner et mobiliser davantage de ressources pour investir dans leurs initiatives », a-t-il insisté. Il plaide aussi pour que les jeunes qui réussissent soient mieux mis en avant, afin d'inspirer les autres porteurs de projets.

Parmi les onze bénéficiaires, William Essoh dirige Agro-Ouest Industries, une entreprise qui transforme le manioc en attiéké et en produits dérivés. Son unité de production se trouve à Samo, dans la localité de Bonoua. Il a notamment présenté son attiéké déshydraté. Il a été retenu parmi plus de 200 candidats. Le programme lui a ouvert l'accès à un financement de 5 525 000 FCFA. « Grâce à cette formation, nous avons bénéficié d'un financement de 5 525 000 FCFA, qui m'a permis d'acquérir du matériel de qualité et d'améliorer nos conditions de production », raconte-t-il. Les résultats sont concrets. Sa production hebdomadaire est passée d'une tonne et demie à trois tonnes. Il vise désormais 18 tonnes par semaine, pour faire grimper son chiffre d'affaires. Pendant dix mois, il a aussi bénéficié d'un suivi technique, avec l'appui du Conseil régional du Sud-Comoé et des acteurs du PEJEDEC. Ce suivi lui a permis de remettre son unité aux normes. « Nos installations ne répondaient pas auparavant à toutes les exigences techniques et sanitaires. Grâce à cet accompagnement, nous avons pu améliorer nos équipements et mettre notre unité en conformité avec les normes requises », a-t-il précisé. Il a remercié le Conseil régional du Sud-Comoé, le PEJEDEC et tous ceux qui ont contribué à son parcours.

Au terme de cette visite, la Banque mondiale et le ministère de la Jeunesse ont pu mesurer sur le terrain ce que le programme a changé pour ces jeunes et ce qu'il leur reste à accomplir.