Économie

Le gouvernement déterminé à réduire la dépendance aux importations de ressources animales

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Le gouvernement ivoirien est déterminé à réduire sa dépendance aux importations de ressources animales et halieutiques d'ici 2030, a fait savoir Sidi Touré lors de son intervention à une émission organisée par l'AIP, le lundi 26 octobre dernier.

Le ministre des Ressources animales et halieutiques, Sidi Tiémoko Touré, était l'invité de l'émission "Grands rendez-vous de l'AIP". Cette rencontre avait pour thème "Économie animale et économie bleue : quelles stratégies pour renforcer la souveraineté alimentaire, créer des richesses et accélérer la transformation des filières en Côte d'Ivoire ?". Dans la vision de la Politique de développement de l'élevage, de la pêche et de l'aquaculture (PONADEPA II) 2026-2030, le gouvernement a engagé une nouvelle phase de transformation de cette filière.

Et ce, avec pour ambition de renforcer la production nationale, de réduire cette dépendance aux différentes importations et de promouvoir une croissance durable au niveau national. Cette vision, à en croire le ministre, a déjà enregistré un certain nombre de résultats, surtout entre 2021 et 2025. Il s'agit de la production de viandes et d'abats ayant progressé de 27,4%, soit 231 658 tonnes ; des œufs de consommation ayant augmenté de 52,8% ; et de la production aquacole qui a plus que doublé, passant de 6 300 à 12 895 tonnes.

Selon lui, les objectifs d'ici 2030 sont de porter la couverture des besoins en protéines animales et halieutiques de 36% à 75%, de créer plus d'un million d'emplois et de doubler la contribution du secteur au PIB agricole. Il s'agira d'atteindre plus de 84 000 tonnes de viande, 149 000 tonnes de poissons d'aquaculture et 120 000 tonnes de produits de la pêche.