
Escorté mais sans menottes, il a plaidé non coupable aux accusations de « narcoterrorisme », se présentant comme un « homme honnête ». Dès le début, Maduro a pris la parole par l’intermédiaire d’un interprète, affirmant avoir été capturé chez lui et rappelant son statut de président du Venezuela. Le juge l’a rapidement interrompu, estimant que ce n’était pas le moment d’entrer dans des débats juridiques.
Son épouse, Cilia Flores, également présente, a elle aussi rejeté les accusations. Son avocat a dénoncé les blessures qu’elle aurait subies lors de l’arrestation, évoquant de graves contusions aux côtes et demandant des examens médicaux. Le couple a obtenu l’autorisation d’informer le consulat vénézuélien de leur arrestation et de recevoir une visite consulaire. Maduro, qui prenait des notes pendant l’audience, a demandé à les conserver ; le juge et le procureur ont confirmé qu’il en avait le droit.
L’avocat de Maduro, Barry Pollack, a indiqué qu’il ne demanderait pas immédiatement la libération sous caution, mais qu’une requête pourrait être déposée plus tard. Il s’attend à un litige « volumineux et complexe », notamment autour des conditions de l’arrestation de son client.
La prochaine audience est fixée au 17 mars, mais selon Bloomberg, le procès au fond ne devrait pas commencer avant 2027, le calendrier actuel servant surtout à organiser l’échange des preuves et des requêtes.