
Dans ce contexte, un moment symbolique a marqué les travaux ,l’Angola a passé le relais au Burundi pour la présidence tournante de l’organisation. Le président burundais, Évariste Ndayishimiye, hérite ainsi d’une double responsabilité. Non seulement il prend la tête de l’UA, mais il endosse également le rôle d’envoyé spécial pour le Sahel, une région en proie à une instabilité chronique.
Au cœur des discussions, plusieurs dossiers cruciaux. D’une part, la question vitale de l’accès durable à l’eau et à l’assainissement, considérée comme un levier essentiel pour atteindre les objectifs de l’Agenda 2063. D’autre part, l’urgence des crises sécuritaires qui s’enchaînent : combats persistants dans l’est de la RDC, guerre civile au Soudan, reprise des hostilités au Soudan du Sud, sans oublier la menace terroriste qui frappe de nombreux pays africains.
Ainsi, ce sommet, qui s’achèvera dimanche, se veut à la fois un espace de réflexion stratégique et un lieu de gestion des urgences. Entre ambitions de long terme et réalités brûlantes, les dirigeants africains devront trouver un équilibre délicat pour tracer la voie d’un avenir plus stable et solidaire.