
Selon les autorités, plus de 200 personnes ont perdu la vie, dont près de 70 enfants, tandis que de nombreux blessés ont été évacués vers Goma. D’abord, les faits. Mardi après-midi, un glissement de terrain d’une ampleur exceptionnelle a frappé ce site situé à environ 70 kilomètres de Goma, dans la province du Nord-Kivu. Ensuite, le gouvernement congolais a confirmé mercredi un bilan provisoire particulièrement lourd, soulignant la difficulté des secours à accéder à cette zone reculée.
Par ailleurs, Rubaya n’est pas une cité minière comme les autres. Elle s’étend sur plusieurs dizaines de kilomètres carrés et se trouve, depuis avril 2024, sous le contrôle du mouvement rebelle M23. En conséquence, les autorités congolaises y sont absentes, ce qui complique encore davantage la gestion de la catastrophe. Il faut rappeler que la RDC, riche en ressources naturelles, détient près de 60 % des réserves mondiales de coltan, un minerai stratégique pour l’industrie électronique.
En revanche, les informations disponibles restent difficiles à vérifier. L’accès à la région est limité pour les organisations humanitaires, les structures de santé sont débordées et les télécommunications sont régulièrement interrompues. Autrement dit, le bilan pourrait encore évoluer dans les jours à venir.
Enfin, ce drame s’inscrit dans un contexte de grande fragilité. Depuis fin 2021, le M23, a pris le contrôle de vastes territoires dans l’est de la RDC, une région meurtrie par trois décennies de conflits. Par ailleurs, l’éboulement de Rubaya illustre tragiquement la vulnérabilité des populations locales, prises entre les aléas naturels et les violences armées.