
Dès le début, il a exhorté les autorités angolaises à ne pas « avoir peur de la dissidence », dans un pays où le même parti domine la vie politique depuis l’indépendance en 1975. Car en réalité, l’Angola, malgré ses richesses pétrolières et minières, reste marqué par de profondes inégalités : près d’un tiers de la population vit sous le seuil international de pauvreté fixé à 2,15 dollars par jour. Ainsi, le souverain pontife a insisté sur la nécessité de croire en la diversité et de mettre le bien commun au-dessus des intérêts partisans. « N’étouffez pas les visions des jeunes et les rêves des anciens », a-t-il lancé, appelant à une ouverture politique et sociale.
Par ailleurs, Léon XIV a élargi son message à l’ensemble du continent africain, soulignant l’urgence de dépasser les conflits qui déchirent le tissu social et alimentent pauvreté et exclusion. En contraste, le président angolais, lui, a préféré mettre l’accent sur la politique étrangère. Il a plaidé pour la fin de la guerre au Moyen-Orient et rappelé que justice et respect doivent guider les relations internationales.
Dans le prolongement de cette visite, une messe en plein air est prévue à Kilamba, suivie d’un chapelet au sanctuaire de Muxima, haut lieu spirituel du pays. Enfin, le Front de libération de l’enclave du Cabinda (Flec) espère que le pape se rendra dans ce territoire disputé depuis des décennies, comme l’a exprimé son porte-parole Jean Claude Nzita.