
D’abord, il s’agit de renforcer la couverture sécuritaire sur l’ensemble du territoire, afin de réduire les zones vulnérables et protéger plus efficacement les populations. Ensuite, le président a insisté sur la nécessité d’intensifier les offensives ciblées contre les groupes armés, en privilégiant des opérations régulières et précises.
Lors d'un Conseil suprême de la défense, le chef d'État, Assimi Goïta, a analysé la sécurité du Mali et formulé seize directives pour renforcer la défense nationale. Elles s'appuient sur cinq axes .Notamment, mieux couvrir le territoire, intensifier les offensives, améliorer le renseignement, unifier les forces et renforcer la coopération avec la population"
Par ailleurs, l’amélioration du renseignement opérationnel constitue un autre pilier de cette feuille de route, collecter, analyser et transmettre l’information plus rapidement pour accroître l’efficacité des forces. De plus, la coordination entre les différentes unités de sécurité doit être renforcée, afin d’éviter la dispersion des efforts et de gagner en cohérence sur le terrain. Enfin, un accent particulier est mis sur la coopération avec les communautés locales, considérée comme un relais essentiel pour couper les appuis dont pourraient bénéficier les groupes armés.
Cette stratégie intervient dans un contexte marqué par les attaques terroristes du 25 avril, visant des sites stratégiques à Bamako, Kati, Gao, Kidal et Sévaré. Selon les autorités, plus de 2 500 combattants ennemis et 102 véhicules ont été neutralisés. Les assaillants auraient bénéficié d’un entraînement dispensé par des instructeurs ukrainiens et européens.
Face à ces menaces persistantes, la défense russe a annoncé que l’Africa Corps poursuivra ses missions au Mali et se tient prêt à repousser toute nouvelle offensive des groupes armés illégaux. Ainsi, le pays s’engage dans une nouvelle phase de sa lutte sécuritaire, où la fermeté militaire se conjugue avec la mobilisation des populations.