
En effet, son éviction du poste de Premier ministre ainsi que l’absence du Pastef, son parti, dans le nouveau gouvernement, constituent selon lui des signes d’une fracture institutionnelle.
D’abord, Sonko a pointé du doigt le manque de « base politique » du gouvernement dirigé par le président Diomaye Faye. Selon lui, ce dernier ne dispose d’aucune « légitimité politique », faute de soutien au Parlement. Ensuite, il a rappelé que Pastef détient la majorité écrasante à l’Assemblée nationale : « Nous sommes, qu’il le veuille ou non, dans une situation de cohabitation. Il n’a pas un seul député sur 165, pas un seul. Pastef en a 130. »
Par ailleurs, Sonko a insisté sur la nécessité d’un « dialogue constructif » afin d’éviter une crise institutionnelle plus grave. Pour lui, le président doit « redescendre de son piédestal » et accepter de gouverner dans l’intérêt du pays, en tenant compte des équilibres parlementaires.
Enfin, le leader du Pastef a exhorté Diomaye Faye à reconnaître cette réalité politique et à engager des discussions responsables. À ses yeux, seule une coopération sincère entre les deux camps pourrait préserver la stabilité du Sénégal.