
Cette décision s'inscrit dans la volonté du président nigérien de faire des économies et d'améliorer la gouvernance. Les missions et le personnel des structures supprimées seront transférés aux ministères concernés, tandis que leurs biens passeront sous la gestion du ministère de l'Économie et des Finances.
Le président Abdourahmane Tiani a signé ce décret le 8 juin. Il veut alléger le fonctionnement de l'État et le rendre plus efficace, surtout dans la situation difficile que traverse le pays. L'idée, c'est d'utiliser les ressources de façon plus intelligente, en supprimant les doublons et en réduisant les coûts.
La liste des organismes dissous a été donnée par la presse locale le 12 juin. On y trouve le Centre national d'études stratégiques et de sécurité (CNESS), le Fonds d'investissement pour la sécurité alimentaire et nutritionnelle (FISAN), l'Agence de modernisation des villes du Niger (AMV-Niger), la Haute Autorité du Waqf, l'Inspection générale de la gouvernance administrative (IGGA), le Haut-Commissariat à la modernisation de l'État (HCME), l'Autorité de régulation du secteur de l'eau (ARSEau), l'Autorité de régulation du secteur des transports (ARST) et la Haute Autorité de protection des données à caractère personnel (HAPDP). Ces entités s'occupaient de régulation, d'urbanisme, de protection des données, ou encore de sécurité et défense. Désormais, leurs compétences sont confiées aux ministères pour éviter de disperser les efforts et les moyens. En récupérant ces missions, les ministères devraient gagner en efficacité.
Côté personnel, les fonctionnaires détachés ou mis à disposition vont retourner dans leur administration d'origine. Les agents auxiliaires, eux, verront leurs contrats prendre fin, comme le prévoit le Code du travail. Les présidents, directeurs généraux et autres responsables de ces structures perdent leurs pouvoirs dès l'entrée en vigueur du décret. Quant aux biens meubles et immeubles, ils sont transférés au ministère de l'Économie et des Finances, qui centralise ainsi la gestion des actifs. Une façon, selon le gouvernement, de mieux suivre et administrer le patrimoine public.