
Epouse de Ahmed Sékou Touré, premier président de la Guinée indépendante, et la première Première dame du pays de 1958 à 1984, Hadja Andrée Touré est décédée le mercredi 8 juillet 2026 au Maroc des suites de maladie. A l’annonce de son décès, le président Mamadi Doumbouya a déploré que « c’est une part vivante de notre mémoire nationale qui s’éteint ». Pour lui, Hadja Andrée Touré est « un témoin privilégié et une actrice discrète des heures fondatrices de notre indépendance ».
Hadja Andrée Touré est née en 1934 en Kankan, en Guinée. Fille d'un médecin militaire français et d'une guinéenne, elle étudie à Conakry et rencontre son futur mari au début des années 1950 avant de l'épouser en juin 1953. Pendant la gouvernance d'Ahmed Sékou Touré, elle restera plutôt discrète sur le plan politique. Elle accompagne cependant le chef de l'État lors de nombreux voyages officiels et reçoit des dirigeants étrangers, assumant les fonctions protocolaires de Première dame.
Hadja Andrée Touré a connu l’exil. Arrêtée avec son fils après le coup d'État militaire qui suit le décès de Sékou Touré, ses biens sont également confisqués. Elle est condamnée en 1987 à une peine de travaux forcés. Libérée en 1988, elle s'exile au Maroc, en Côte d'Ivoire puis au Sénégal, avant de retourner en Guinée en 2000.
Son œuvre autobiographique ‘’Ma vie auprès d'Ahmed Sékou Touré’’ paraitra en 2023. Dans cette œuvre, l’ex-Première Dame de la Guinée raconte la lutte pour l'indépendance et sa vision de cette période de l'histoire guinéenne.