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France : La ministre de la Transition écologique Monique Barbut annonce sa démission après l’adoption de la Loi d’urgence agricole

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La ministre de la Transition écologique, Monique Barbut, a annoncé qu’elle allait remettre sa démission au président de la République d’ici le Conseil des ministres de ce mercredi 22 juillet. En cause : un désaccord avec le projet de loi d’urgence agricole, adopté définitivement par le Parlement mardi 21 juillet 2026.

En poste depuis octobre 2025, la ministre a été reçue en début d’après-midi mardi par le Premier ministre Sébastien Lecornu à Matignon. Elle s’opposait à plusieurs points du texte, notamment ceux qui permettent de réintroduire temporairement certains pesticides interdits en France. « Dans ma tête, je n’ai pas le choix : soit on est ministre, soit on ne l’est pas », a-t-elle confié lors d’un échange en petit comité. Elle a ajouté qu’elle se considérait « comme partie demain » si sa démission était acceptée.

D’après son entourage, cité par France Inter, sa décision ne vient pas tant de la présence de l’article sur l’acétamipride que du refus du gouvernement de rouvrir le débat sur cette mesure. Elle estime que l’engagement du Premier ministre de ne pas inclure cette disposition dans le texte n’a pas été tenu.

Le projet de loi d’urgence agricole, adopté après le vote au Sénat mardi, prévoit que l’Agence nationale de sécurité sanitaire (Anses) puisse, sous certaines conditions, autoriser à nouveau l’acétamipride et le flupyradifurone, deux pesticides interdits en France mais autorisés dans plusieurs pays européens.

Ces dérogations ne concerneraient que certaines filières agricoles en difficulté, comme la production de noisettes pour l’acétamipride. La mesure ne figurait pas dans le texte initial du gouvernement. Elle a été ajoutée par amendement lors des débats parlementaires, puis maintenue par la commission mixte paritaire. Le Premier ministre avait indiqué lundi qu’il ne déposerait pas d’amendement pour la supprimer.

Cette décision intervient alors que plusieurs associations environnementales, comme la Ligue pour la protection des oiseaux (LPO), dénoncent un recul sur la protection de l’environnement.