
Les députés et sénateurs ont adopté définitivement cette loi le 21 juillet 2026. L'idée ? Mieux protéger les gamins des écrans et des réseaux, un vrai sujet de santé mentale aujourd'hui. C'est une première en Europe, et ça sent la mesure forte pour la fin du mandat d'Emmanuel Macron.
La députée Laure Miller, du groupe Renaissance, est à l'origine du texte. Il a été validé après un compromis entre l'Assemblée et le Sénat, puis adopté largement mardi. Concrètement, les moins de 15 ans n'auront plus le droit de créer un compte sur les réseaux sociaux à partir du 1er septembre 2026. Pour ceux qui en ont déjà, ce sera au 1er janvier 2027. Pas de punition pour les enfants ou les parents, mais les plateformes devront vérifier l'âge des utilisateurs.
Certains services éducatifs ou scientifiques, comme les encyclopédies en ligne ou les projets pédagogiques, sont exclus. Pour YouTube ou WhatsApp, la rapporteure précise que regarder des vidéos ou discuter en privé reste autorisé. Mais les commentaires publics ou espaces de partage devront respecter la vérification d'âge.
Comment vérifier l'âge ? La loi ne dit pas exactement comment. Les plateformes devront proposer des solutions, comme FranceConnect ou d'autres outils. L'Europe planche aussi sur une appli pour prouver son âge sans donner ses données persos. Des idées comme l'IA qui estime l'âge via un selfie sont aussi dans les tuyaux.
Autre point : les téléphones portables sont désormais interdits dans les lycées à partir de la rentrée 2026. C'était déjà le cas dans les collèges. Les établissements peuvent prévoir des exceptions dans leur règlement intérieur, surtout pour les projets pédagogiques ou les formations supérieures comme les BTS.
Enfin, la loi oblige les écoles à organiser des actions de sensibilisation sur les risques des écrans et l'addiction aux réseaux sociaux, pour les élèves, le personnel et les parents. Ça suit les recommandations de l'Anses, qui tire la sonnette d'alarme.
Avec cette loi, la France devient le premier pays européen à interdire les réseaux sociaux aux moins de 15 ans. D'autres États européens regardent ça de près, prêts à faire pareil.