Politique

Présidentielle 2025 : Ce que Simone Gbagbo a confié à la FIDH

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Candidate malheureuse aux élections présidentielles du 15 octobre 2025, en Côte d'Ivoire, la présidente du Mouvement des générations capables (MGC), Simone Ehivet Gbagbo, a confié ses sentiments aux membres de la Fédération internationale des droits humains (FIDH).

Au cours d'une visite accordée aux membres de cette organisation internationale, l'ancienne Première dame de Côte d'Ivoire a fait savoir que l'organisation des élections justes et apaisées en Côte d’Ivoire nécessite encore du chemin. Et pour cause, pour elle, au cours du dernier scrutin présidentiel, le parti au pouvoir n'a pas respecté les conditions émises par les partis de l'opposition. 

"Nous avions souhaité qu'on puisse également discuter du financement des élections. Nous avions mis sur pied une structure, la CAP-CI pour porter cette revendication. Mais le gouvernement n'a pas répondu et nous sommes allées aux élections dans des conditions pas du tout satisfaisantes", a-t-elle décrié. A la suivre, c'est cette situation qui a occasion les nombreuses manifestations mais également l'arrestation de 1600 personnes et la mort de plusieurs personnes. 

En clair, pour elle, les moyens dont disposaient les candidats à cette élections n'étaient pas équitables. "Il y a 5000 représentants dans l'ensemble des bureaux de vote pour chaque candidat. Il faut payer au moins 10 000 F CFA. Avec quel argent faire face à cela ? Si un parti réussit à placer un représentant dans chaque bureau de vite, il faut chercher à savoir où il a trouvé cet argent", a-t-elle expliqué. 

"Au bout du compte, plus de 1600 personnes arrêtées et qui sont en prison sans jugement, au moins deux. Nous estimons qu'il est important d'obtenir du gouvernement un dialogue inclusif avec les partis politiques et les organisations de la société civile", a déclaré Simone Gbagbo. Qui s'est désolée de voir que le pays observe un véritable recul en matière de démocratie. 

A son tour, le responsable de la FIDH, Badié Hima a fait savoir que son organisation a suivi les élections présidentielles de près. Ainsi, elle a décidé de rencontrer les différentes formations politiques.

"Nous avons suivi le processus électoral en Côte d’Ivoire. Il s'agit de faire l'état des lieux. Un rapport sera fait à la suite de notre rencontre. Quelle est la réalité de cet espace civique ? Comment le renforcer ? Le ventre du processus électoral se résume à la liste électorale à la liste électorale, la campagne, tous les ingrédients qui créent les conditions d'une élection juste", a-t-il déclaré en présence de la présidente du MGC.