
Dans une publication de ce vendredi 8 mai 2026, répondant à une sortie du jeune chroniqueur de la NCI, Al Amine Fofana, Fabrice Lago a critiqué le parcours de Ibrahime Kuibiert Coulibaly à la tête de la CEI. A le suivre, M. Kuibiert-Coulibaly, a toujours laissé entendre que cette institution chargée d'organiser les élections en Côte d’Ivoire était "crédible".
Et pourtant, après les élections présidentielles et législatives de 2025, elle vient d'être dissoute. Un geste qui, selon lui, reflète la réalité que les acteurs de l'opposition avaient toujours dénoncé. "Une institution performante ne se dissout pas. Une institution crédible ne disparaît pas ainsi. Une institution qui inspire confiance ne s'effondre pas. On peut habiller cela comme on veut, mais la réalité est là. Le débat n'est pas émotionnel. Il est institutionnel", a-t-il déclaré.
Ce cadre du Parti des peuples africains-Côte d’Ivoire (PPA-CI) réagissait à la sortie de Al Amine Fofana qui a dit voir en Ibrahime Kuibiert-Coulibaly, "une grande figure injustement attaquée. Un technicien brillant, victime de critiques politiques". Pour ce cadre de Laurent Gbagbo, ce jeune chroniqueur se trompe "sur toute la ligne". Et pour cause, "en Côte d’Ivoire, certains intellectuels ont une faiblesse récurrente à confondre CV et bilan", a-t-il fait savoir.
Car pour lui, certes M. Kuibiert est un homme formé, méthodique et qui maîtrise les codes, mais la gestion d'une institution telle que la CEI est une toute autre histoire. "Diriger la CEI, ce n'est pas briller dans des conférences. C'est produire de la confiance et de la compétence. Et sur ce point, le constat est brutal. Sous Kuibiert, la CEI est restée l'une des institutions les plus contestées du pays. L'opposition n'a jamais cessé de dénoncer son manque d'équilibre. Le fichier électoral est resté une source permanente de suspicion...", a-t-il expliqué.
En clair, pour lui, celui qui occupe aujourd'hui la tête du Conseil d’État a certes un CV mais il ne saurait être celui dont parle Al Amine Fofana.