
C’est une cérémonie de décoration empreinte de joie et de tristesse, menée par la Grande Chancellerie, qui s’est déroulée le mardi 12 mai 2026, en présence du président sortant de la CEI, Ibrahime Coulibaly-Kuibiert, de parents, amis et connaissances. Intervenu en première position, le Grand Chancelier de l’ordre national, Ally Coulibaly, a laissé entendre que la dissolution de la CEI, annoncée au cours du Conseil des ministres du mercredi 6 mai, n’enlève rien au mérite et à la qualité de l’institution et des personnes, qui y ont exercé.
Il a déclaré à cet égard : « La dissolution ordonnée et non contrainte de la Commission Electorale Indépendante ne sanctionne pas, loin de là, un quelconque échec, ni une faillite ». Avant d’ajouter : « mais elle correspond plutôt aux évolutions et aux adaptations que requiert la recherche de l’optimum institutionnel si difficile à atteindre et à réaliser ». Le Grand Chancelier n’a donc pas tari d’éloges à l’endroit des 30 récipiendaires, parmi lesquels quatre ont reçu des médailles de Commandeurs, onze d’Officiers et quinze de Chevaliers. Ce dernier a rappelé que l’institution qu’ils ont servie, a joué un rôle déterminant dans histoire de la Côte d’Ivoire au cours de deux dernières décennies. « Nous nous rendrons compte un jour que la CEI, en dépit de tout, aura été d’un remarquable apport au temps des balbutiements démocratiques du pays et que son bilan positif ne peut pas être occulté et ne doit pas être ainsi jeté au fond de la lagune » a-t-il affirmé. Et il dira pour terminer que tous les travailleurs, y compris ceux qui n’ont pas été décorés, ont toutes les raisons d’être fiers et satisfaits d’avoir servi une grande cause, au sein d’une grande institution.
C’est avec la voix nouée par l’émotion que Ibrahime Coulibaly-Kuibiert a exprimé sa gratitude au Président de la République, Alassane Ouattara, et remercié tous les travailleurs pour le travail abattu. Il a soutenu que le travail qu’ils ont commencé ensemble n’est pas encore fini. Ibrahime Coulibaly-Kuibiert s’est justifié en ces termes : « Notre mission commune n'est pas encore achevée. Car les échéances électorales à venir se profilent déjà à l'horizon et exigeront, une fois encore, le meilleur de chacun de nous. Mesdames et Messieurs, nous retrouver ici aujourd'hui n'est donc pas un adieu. Ce n'est même pas un au revoir ». Ibrahime Coulibaly-Kuibiert a souligné que la réforme que va subir la CEI n’est pas « la fin de la route ». Mais marque plutôt « le début d'un autre chemin. Un chemin qui devra conduire à des élections toujours plus transparentes ». Il a rassuré les travailleurs que « toutes les dispositions sont prises afin qu'aucun d'entre » eux ne soit oublié dans « cette nouvelle orientation institutionnelle ». Il a essuyé des larmes, baignant son visage, à la fin de son propos. Intervenant au nom des 30 récipiendaires, Me Ketty Yolande Yaba épouse Yapobi, a remercié Ibrahime CoulibalyKuibiert. Après avoir également exprimé sa gratitude à Alassane Ouattara. Par sa voix, les récipiendaires disent être fiers d’avoir évité au pays le chaos.