
En début de cette semaine, les populations de la commune de Port-Bouët, précisément dans le quartier Zimbabwé, ont vu leur domicile être démoli par des éléments du District autonome d'Abidjan. Et même si le DAA dirigé par Cissé Bacongo a informé, via un communiqué de presse, avoir prévenu, échangé avec les riverains de cette zone, avant de passer à l'action, les fortes pluies qui tombent depuis ce jeudi matin, obligent chaque observateur à penser au sort de ces populations.
C'est le cas de l'ancien Préfet d'Abidjan, Vincent Toh Bi, qui, dans une publication de ce jour sur ses réseaux sociaux, a souhaité élever le niveau du débat. A le suivre, c'est bien la faute à une Commission électorale indépendante (CEI) qui n'en est pas vraiment. "Quand nous on demande une Commission électorale réellement indépendante et des conditions de transparence, vous pensez que c'est parque qu'on veut parler gros français ou qu'on veut vous déranger. Vous envoyez vos gens qui aiment plus leur parti politique que la République pour nous insulter sur les réseaux sociaux", a-t-il déclaré.
Selon lui, dans son image illustrative à son texte, où l'on voit plusieurs centaines de domiciles démolis, le volet "politique" n'a pas été pris en compte. Et pour cause, lorsque les machines viennent pour détruire un secteur, une zone, elles ne font aucune différence au niveau ethnique, religieux ou encore politique. Car pour le candidat à l'élection présidentielle de 2025, dont les dossiers ont été rejetés par le Conseil constitutionnel, c'est seulement avec une CEI 'independante' que les reels problèmes des populations pourront être pris en compte.
"S'il y a une nouvelle Commission électorale réellement indépendante et un environnement institutionnel adéquat, un gouvernement, un maire, un député, des responsables publics et institutionnels vont considérer plusieurs facteurs avant de prendre une décision parce qu'ils savent que si les populations ne sont pas contentes, aux prochaines élections, ils vont tomber, ils ne seront pas élus, ils vont perdre le pouvoir. Des élections transparentes, un environnement institutionnel libre et adéquat sont les seules armes dont disposent les populations pour contrôler ou imposer des décisions à toutes les autorités", a-t-il insisté.