Politique

6 ans après le décès de l'ex-Premier ministre : Comment les héritiers d’AGC perpétuent sa mémoire

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Le 8 juillet 2020, le Premier ministre Amadou Gon succombait brusquement. Six ans après son décès, ses héritiers politiques continuent de le faire vivre à travers plusieurs initiatives mémorielles.

La plus illustre d’entre elles est sans doute la création de l’Institut de formation politique Amadou Gon Coulibaly (IFP-AGC). Ouvert le 8 janvier 2021, ce centre vise à promouvoir l’engagement civique et à renforcer les capacités de la nouvelle génération sur les questions de gouvernance, d’économie et de relations internationales. Héritiers politiques d’AGC, ses promoteurs l’ont conçu comme un tremplin pour former les jeunes issus des partis politiques et de la société civile afin que ceux-ci pratiquent désormais la politique de façon plus saine ou s’engagent dans des actions citoyennes.

Plus spécifiquement, cet institut avait pour vocation d’inculquer aux jeunes générations les valeurs qu’incarnait feu Amadou Gon (voir encadré). Depuis sa création, le centre a vu défiler 207 diplômés issus de quatre promotions, de 2022 à 2025. La dernière promotion, celle de 2026, a d’ailleurs fait sa sortie hier, mardi 7 juillet. Par cette initiative mémorielle, les héritiers d’AGC entretiennent le souvenir de l’illustre homme d’Etat tout en contribuant positivement à outiller la jeune génération pour être des élites politiques de demain. En effet, l’établissement contribue à approfondir leur compréhension des fondements intellectuels des théories politiques, à améliorer leurs compétences en matière d'argumentation oratoire et à acquérir des connaissances de base en matière d'engagement associatif et politique.

Les auditeurs se sont abreuvés au savoir d’illustres personnalités

A cet effet, les auditeurs se sont abreuvés au savoir d’illustres personnalités internationales issues aussi bien du milieu universitaire, que du monde politique, économique et diplomatique. Au nombre de ceux-ci, l’ancien Premier ministre français, Jean-Pierre Raffarin ; le professeur émérite à Science Po Paris, Bertrand Badie ; la Directrice de recherche au CNRS, Réjane Sénac ; le député au Bundestag allemand, Dr Christoph Hoffmann. C’est dire tout le sérieux de cet institut, taillé à l’image de la stature de l’homme politique que fut Amadou Gon. Au-delà de ce prestigieux centre, des festivités sont organisées chaque année pour commémorer l’anniversaire de son décès.

Ces cérémonies mémorielles sont l’occasion de raviver le souvenir de l’homme, de revenir autant sur les valeurs qu’il incarnait que les idéaux qu’il défendait. De cette façon, ses héritiers politiques le rappellent au souvenir de ceux que le torrent des péripéties de la vie aurait conduit à l’oublier quelque peu. A la faveur de l’une de ces cérémonies, l’ancien Premier ministre Patrick Achi disait de l’illustre défunt : « Amadou Gon Coulibaly était quelqu'un d'entier et passionné. S'il vous aimait, il vous aimait entièrement ». Il ajoutait : « Amadou Gon Coulibaly incarnait les mots magnifiques d'Albert Camus : "Le héros est celui qui fait non toujours ce qu'il veut, mais jusqu'au bout ce qu'il peut". Et il a véritablement donné, pour nous et pour la Côte d'Ivoire, le meilleur de lui-même, jusqu'à son dernier souffle ».

Mamadou Touré, disait de l’homme : « Amadou Gon est un choix de cœur pour moi ».

Quant à l’actuelle présidente du Sénat, Kandia Camara, elle confiait que « Amadou Gon Coulibaly était un homme bon, généreux, taquin, rassembleur, serviable et très fidèle dans ses relations ». Notoirement connu pour être un « Goniste », le ministre de la Promotion de la jeunesse, de l’Insertion professionnelle et du Service civique, Mamadou Touré, disait de l’homme : « Amadou Gon est un choix de cœur pour moi ». On peut donc le dire, Amadou Gon Coulibaly ne mourra pas dans les cœurs des populations de ce pays aussi longtemps que ses héritiers politiques continueront à faire vivre l’institut qui porte son nom et à commémorer l’anniversaire de son décès.