
Dans une vidéo qu'il vient de publier sur ses réseaux sociaux, l'ancien protégé de Laurent Gbagbo s'est étonné des critiques des proches de Guillaume Soro dont il *fait l'objet* ces dernières heures. Pour lui, il n'a jamais fait partie du parti politique de leur leader, en exil depuis plusieurs années. Il ne comprend donc pas cette haine de ceux-ci contre sa personne.
"Chers frères, vous avez le droit de soutenir Guillaume Soro et d'être avec lui dans son parti politique. Mais je ne suis pas membre de votre parti politique. Et je n'ai aucun accord avec vous. Moi je vous pose des questions. Des questions qui nécessitent des réponses. La première est la suivante : à quel moment votre curseur a quitté l'endroit où le président Ouattara était votre Papa, l'homme providentiel, le démocrate, celui qui vous a séduit, pour venir à un autre endroit où le président Ouattara, du coup, vous le qualifiez de dictateur, d'assassin, de celui de qui l'Afrique n'a pas besoin ? Vous vous prenez pour qui ?", a-t-il questionné.
Et Charles Blé Goudé de poursuivre : "à quel moment aussi votre curseur quitte l'endroit où le président Gbagbo que vous avez qualifié de dictateur, d'assassin, de celui qui vous a tout interdit, pour venir à un autre endroit où le président Laurent Gbagbo devient votre Papa, votre chouchou, votre leader ?".

En clair pour Blé Goudé, cette façon de faire de la politique est celle qu'il qualifie de "papillon" ou de "météo", et qu'il ne pourra suivre ni copier. "Non, moi je ne suis pas un leader papillon. Je ne peux pas vous suivre dans vos déplacements comme ça. C'est pourquoi je dis que vous et moi, on ne partage rien. Vous êtes des partisans des armes. Moi je suis *le* partisan des urnes. C'est différent", a-t-il lancé dans cette vidéo.
Car selon lui, à la suite de sa participation au 66e anniversaire de l'indépendance de la Côte d'Ivoire, qui s'est tenu dans la commune de Yopougon, il a fait l'objet de nombreuses critiques dont ceux se disant proches de l'ancien président de l'Assemblée nationale, Soro Kigbafori Guillaume.