
Si le Conseil d'avocats du 4e vice-président du Parti des peuples africains-Côte d'Ivoire (PPA-CI), Justin Koné Katinan, a pointé du doigt la procédure de convocation et d'audition de son client, le Procureur estime pour sa part que tout a été fait dans les règles de l'art.
"Monsieur Justin Katinan Koné a été régulièrement convoqué. Sa convocation a même été publiée sur les réseaux sociaux. D'où vient-il que l'on dise qu'il a été séquestré ? La séquestration est prévue et punie par le Code pénal. C'est le fait de retenir une personne, dans un endroit clos, sans son consentement, par une autorité qui n'en a pas la compétence. Je suis le Procureur", a-t-il expliqué. Pour lui, la sortie du Conseil d'avocats de ce cadre du PPA-CI est donc "nulle et sans effet".
Pour rappel, Justin Koné Katinan avait été convoqué le mercredi 9 septembre 2026 par le Procureur de la République à la Préfecture de police d'Abidjan, à la suite d'une de ses tribunes du PPA-CI dans laquelle il a accusé le pouvoir en place, le RHDP, d'être à la base du phénomène d'orpaillage illégal en Côte d'Ivoire.
Au cours de son audition, Koné Katinan a reçu en tout 17 chefs d'inculpation contre lui, dont des faits "d'actes de terrorisme". Il est depuis placé sous mandat de dépôt et donc écroué en prison. Ses avocats et son parti, et même plusieurs cadres de l'opposition continuent de dénoncer son arrestation.