
Dans la Tshopo, quatre cas ont été détectés, dont deux mortels, tandis qu'un décès lié au virus a été confirmé dans le Haut-Uele.
C'est la 17ᵉ épidémie d'Ebola déclarée en RDC. Officiellement annoncée le 15 mai dernier, elle était jusqu'ici surtout concentrée dans la province de l'Ituri, avec quelques cas aussi dans le Nord-Kivu et le Sud-Kivu. Les enquêtes montrent que les cas récents dans le Haut-Uele et la Tshopo viennent de Niania, en Ituri. Mais les autorités estiment que la situation est suffisamment grave pour considérer ces deux provinces comme des zones épidémiques.
La Tshopo abrite Kisangani, une des grandes villes du pays, et le Haut-Uele partage des frontières avec le Soudan du Sud et la République centrafricaine. De quoi inquiéter sur une possible propagation au-delà des frontières. Le virus Ebola se transmet par contact direct avec les fluides corporels d'une personne ou d'un animal infecté. Il provoque une forte fièvre, des vomissements et, dans les cas graves, des hémorragies internes et externes.
Un responsable de l'OMS prévient que le nombre réel de contaminations pourrait être deux à quatre fois plus élevé que les chiffres officiels. Environ quatre nouveaux cas sur cinq n'ont aucun lien épidémiologique clair avec des patients déjà recensés, ce qui rend le traçage des chaînes de transmission très difficile et laisse penser que le virus circule plus largement qu'on ne le croit.