
La République démocratique du Congo traverse la pire épidémie d'Ebola de son histoire. Dans une alerte lancée le 1er octobre 2026, Médecins Sans Frontières (MSF) fait état de plus de 8 000 cas confirmés et de 4 000 décès depuis le début de la crise, en mai. Près d'un malade sur deux n'a pas survécu.
Ces chiffres, aussi lourds soient-ils, pourraient ne refléter qu'une partie de la réalité. L'organisation humanitaire le dit sans détour : le bilan réel est probablement plus élevé. Dans des zones difficiles à surveiller, des cas passent entre les mailles du filet, faute de moyens pour les détecter. Sur le terrain, les équipes avancent à contre-courant. L'insécurité complique chaque déplacement, les populations fuyant les violences se dispersent, et certaines zones touchées restent presque inaccessibles. Autant d'obstacles qui laissent au virus le temps de circuler. Au 23 septembre, l'Organisation mondiale de la santé (OMS) recensait 7 890 cas confirmés et 3 799 décès, répartis dans 63 zones de santé couvrant sept provinces.
Un ralentissement a bien été observé dans certaines zones, mais MSF refuse de crier victoire. L'épidémie ne recule pas, elle se déplace. Elle gagne de nouveaux territoires, là où les populations sont souvent moins préparées et les équipes moins présentes.