
En Côte d'Ivoire, les chiffres parlent. En 2022, 4 041 nouveaux cas et 2 216 décès, selon GLOBOCAN. C'est aujourd'hui le premier cancer chez les hommes en Côte d'Ivoire. "Le problème, c'est que la maladie ne prévient pas. Au début, il n'y a pas de symptômes, du coup beaucoup arrivent tard à l'hôpital. Et quand c'est tard, c'est plus compliqué à soigner. C'est pour ça que le dépistage tôt est la clé.", expliquent les experts.
C'est tout le sens de Novembre Bleu. Cette campagne internationale veut casser les tabous, expliquer la maladie, et surtout pousser les hommes à aller consulter sans attendre. En Côte d'Ivoire, ça a commencé le 30 octobre à Agboville. La clôture d'Octobre Rose a servi de lancement pour Novembre Bleu. Plus de 500 personnes étaient présentes, toutes réunies autour de la prévention. Et juste après, les 30 et 31 octobre, des camions mobiles ont été déployés pour du dépistage gratuit. Plus de 1 000 personnes étaient attendues.
Parce que le vrai frein, reste l'arrivée tardive à l'hôpital. Le ministre de la Santé, Pierre N'Gou Dimba, l'a dit sans détour : "Mieux vaut venir à l'hôpital quand on est en vie que de dépenser des millions à des funérailles. "a-t-il déclaré. L'idée de cette campagne, au fond, c'est de faire entrer une habitude simple : ne pas attendre d'avoir mal pour aller voir un médecin. Si le dépistage devient un réflexe, on pourra détecter plus tôt et sauver plus de vies.