
Pendant ces deux jours, le salon a été le lieu d'écoute et d'échange. Surtout pour casser les préjugés sur les troubles mentaux et aider les gens à trouver un accompagnement. A l'ouverture, c'est Anderson Assui, conseiller spécial du ministre de la Promotion de la Jeunesse et du Service civique, représentant du ministre Mamadou Touré parrain de cette première édition. Il a rappelé que la santé mentale compte beaucoup pour que les jeunes s'en sortent et trouvent leur place. Et il a donné des chiffres de l'OMS :' un adolescent sur sept dans le monde souffre d'un trouble mental. La moitié de ces troubles commencent avant 14 ans. Et le suicide fait partie des premières causes de décès chez les adolescents.", a laissé entendre.
Il a indiqué que le ministère reste engagé pour soutenir ce genre d'initiatives. Des psychologues mis à la disposition dans les services du ministère, et des campagnes de sensibilisation ont déjà touché environ 400 000 jeunes sur les addictions et les comportements à risque.
De son côté, la présidente-fondatrice de Vision Diamant, Dr Cissé Savané Massandjé, qui est pharmacienne, a dénoncé la stigmatisation qui colle toujours aux personnes qui souffrent de troubles mentaux. Et même à ceux qui les soignent. Pour elle, aller voir un psychiatre ou un psychologue, ce n'est pas un signe de « folie ». C'est juste se soigner. Elle a demandé aux populations de faire attention aux changements de comportement qui peuvent montrer qu'une personne va mal. Elle a cité le stress qui dure, l'isolement, les troubles du sommeil, les changements d'appétit et l'agressivité.
Au programme du SISAMBE, il y avait des consultations avec des professionnels de santé mentale, des conférences, des panels, des ateliers pratiques, et même des activités sportives au jardin botanique de Bingerville.