
Cette rencontre, la première depuis sa nomination, avait pour objectif de consolider le partenariat entre l’État et les acteurs du secteur afin de donner un nouvel élan à la politique nationale du logement.
Après les civilités d’usage, vœux de nouvel an et félicitations, le président de la CNPC-CI, Siriki Sangaré, a pris la parole pour présenter les doléances de sa corporation. D’emblée, il a tenu à rassurer le ministre sur l’engagement des promoteurs immobiliers : « Notre ambition est d’accompagner le gouvernement dans la réalisation de logements pour les villes et districts, et de soutenir le ministère dans sa mission », a-t-il affirmé.
Cependant, tout en saluant l’importance du programme présidentiel de logements sociaux lancé en 2012, les promoteurs ont pointé plusieurs obstacles qui freinent, selon eux, l’atteinte des objectifs fixés. En particulier, les difficultés liées au foncier demeurent un frein majeur. C’est pourquoi M. Sangaré a proposé de jeter les bases d’une collaboration plus efficace, afin d’aplanir ces contraintes.
À son tour, le vice-président chargé de la Politique générale et des Réformes, Dr Yamoussa Coulibaly, a détaillé les échanges. Il a insisté sur la nécessité d’accélérer la délivrance des documents administratifs, de renforcer la formation des acteurs du foncier et de l’immobilier, mais aussi de mettre en place un accompagnement financier de l’État et des institutions bancaires.
Dans cette dynamique, les promoteurs ont suggéré la création d’un cadre permanent de concertation. Une proposition accueillie favorablement par le ministre Sanogo Moussa, qui a salué la contribution des professionnels à la politique nationale du logement.
Le ministre a, en outre, souligné l’importance d’un partenariat structuré et durable, avant de réaffirmer sa disponibilité à accompagner les acteurs sur l’ensemble des points évoqués. Il a notamment promis de faciliter l’accès des promoteurs légalement constitués à leurs documents administratifs, une mesure qui devrait fluidifier leurs activités.