
Cette rentrée solennelle a été marquée par la présentation d’un ambitieux programme d’actions et, surtout, par l’ouverture d’une première session de formation consacrée à la conformité anticorruption.
Créée en avril 2025, l’académie entend s’imposer comme un véritable hub de référence en Afrique. Son objectif est clair : promouvoir l’intégrité, transformer durablement les mentalités et offrir aux acteurs publics et privés des outils concrets pour prévenir les dérives. Ainsi, dès cette première session, les participants issus de divers secteurs ont été invités à renforcer leurs compétences en matière de conformité.
Par ailleurs, le calendrier de l’académie s’annonce dense. Une seconde formation est prévue du 16 au 19 juin, suivie d’une autre en octobre, organisée en partenariat avec l’Académie internationale anti-corruption et destinée notamment aux diplomates. Autrement dit, l’initiative ne se limite pas à un simple lancement : elle s’inscrit dans une dynamique continue et structurée. De son côté, le président de la Haute Autorité pour la bonne gouvernance, Epiphane Zorro-Bi Ballo, a annoncé un partenariat stratégique avec le ministère de la Fonction publique. Concrètement, des modules anticorruption seront intégrés dans le parcours des nouveaux fonctionnaires. De plus, un « pass intégrité » verra le jour afin de garantir des prérequis en matière de gouvernance pour les agents appelés à exercer des responsabilités.
Présidant la cérémonie, la ministre Mariatou Koné a salué une initiative qui, selon elle, s’inscrit pleinement dans la stratégie nationale de transparence et de performance. Elle a rappelé que la corruption n’est pas seulement un fléau moral, mais un obstacle majeur à la concurrence loyale, à la préservation des ressources publiques et à la confiance dans l’économie. En outre, Mme Marietou Koné a mis en avant les réformes déjà engagées par le gouvernement : généralisation des comités d’audit, obligation de bilans de gouvernance et renforcement des mécanismes de contrôle. Elle a exhorté les participants à s’approprier les enseignements de cette formation et à devenir des relais de l’éthique et de l’intégrité au sein de leurs organisations.
Ainsi, la Côte d’Ivoire affiche une volonté ferme : faire de la bonne gouvernance non pas un slogan, mais une réalité. Et Yamoussoukro, en lançant cette académie, envoie un signal fort , la corruption n’a plus sa place dans l’avenir du pays.