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Éducation nationale : Hermann Aboa s'insurge contre le rasage des cheveux des jeunes filles

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Dans un peu moins de deux mois, les élèves de Côte d'Ivoire devraient retourner sur les bancs de l'école après les vacances de fin d'année. Sauf que pour cette année scolaire qui s'annonce déjà à grands pas, une question revient au-devant de la scène pour alimenter les débats : celle des jeunes filles qui doivent se couper les cheveux avant de regagner les classes.

Le journaliste et consultant télé, Hermann Aboa, s'est insurgé contre la coupe des cheveux de ces jeunes filles qui, pour lui, devient comme un supplice pour elles lors des rentrées des classes.

 "À chaque rentrée scolaire, la même scène se répète. Des élèves, parfois en larmes, sont contraintes de passer sous la tondeuse pour se conformer à des règlements imposant les cheveux coupés à ras. Pour certains, il ne s'agit que d'un détail. Pour d'autres, c'est une véritable épreuve. Les cheveux ne sont pas qu'un simple attribut physique. Ils participent à l'identité, à l'estime de soi et à l'expression de la personnalité", a-t-il déclaré.

À l'écouter dans une publication postée ce mercredi 22 juillet 2026 sur sa page Facebook, chez de nombreux adolescents, notamment les filles, la coupe des cheveux à ras peut être perçue comme une source d'humiliation, une atteinte à la dignité ou une source de mal-être psychologique. En clair, pour lui, "certaines filles deviennent la cible de moqueries, perdent confiance en elles et vivent difficilement cette contrainte". 

Selon Hermann Aboa, la coupe des cheveux constitue-t-elle un outil d'éducation à l'école ? "Les meilleurs systèmes éducatifs du monde ne mesurent pas la qualité d'une élève à la longueur de ses cheveux, mais à sa capacité à apprendre, à réfléchir, à créer et à respecter les règles de la vie collective. Nulle étude sérieuse n'a démontré qu'une coupe à ras améliorait les performances scolaires. Les excellents résultats ne poussent pas sur un crâne rasé, mais dans un esprit bien formé", a-t-il fait savoir. 

En clair, pour le journaliste, si la discipline est indispensable à l'école, elle ne doit pas être confondue avec l'uniformisation. "Apprendre le respect, la ponctualité, le travail, la responsabilité et la citoyenneté est infiniment plus important que d'imposer une coupe de cheveux identique à tous. Il est donc temps de faire évoluer les mentalités. Oui à des règles de présentation soignée. Oui à l'hygiène. Oui à des coiffures simples, propres et non extravagantes. Mais non à une obligation généralisée qui inflige une souffrance inutile à des milliers d'élèves sans apporter la moindre preuve d'un bénéfice sur leur réussite scolaire", a-t-il recommandé.

Rappelons qu'une pétition a ete lancée il y a quelques jours par des élèves pour le port de cheveux naturels à l'école. Cet appel du pied du journaliste à l'État ivoirien et, en particulier, au ministère de l'Éducation nationale, de l'Alphabétisation et de l'Enseignement technique, va-t-il trouver une réponse satisfaisante ? Affaire à suivre.