
C'était le jeudi 30 juillet 2026, à Abidjan, au Plateau. C'est le patron de _Ivoir'Hebdo_, André Silver Konan, qui a donné l'information ce vendredi 31 juillet 2026, sur ses réseaux sociaux. À l'en croire, dans sa volonté de lutter efficacement contre l'insalubrité, le ministre de l'Hydraulique, de l'Assainissement et de la Salubrité, Amédé Koffi Kouakou, a décidé de se faire accompagner. Ce, en nommant des visages bien connus du paysage médiatique ivoirien comme Ambassadeurs de la salubrité afin de l'aider à sensibiliser les populations dans leur ensemble.
À cette occasion, ASK dit avoir fait des propositions afin d'amener les Ivoiriens à adopter de bons réflexes de propreté dans les rues et les lieux publics, comme au Rwanda. "Voici la première proposition : condamner certains délits (diffamation, offense, dégradation de biens publics, vagabondage, etc.) à des Travaux d'intérêt général (TIG). Si tu jettes un sachet d'eau, un papier d'emballage ou des ordures dans la rue, t'envoyer nettoyer un kilomètre de caniveaux va prochainement te faire réfléchir. En Côte d'Ivoire, c'est connu, conseil ne conseille pas. C'est la conséquence qui conseille", a-t-il proposé.
À son tour, le directeur général du groupe _L'Avenir_, Yacouba Doumbia, estime que la responsabilité est d'abord chez ce jeune, cette femme, cette mère de famille... qui décide de vider un seau d'ordures devant sa cour. "Le geste est devenu si banal qu'on ne le voit même plus. Un sachet noir lancé dans le canal d'évacuation des eaux pluviales. Une bassine de restes déversée dans la bouche d'égout, à la nuit tombée, quand personne ne regarde. Des tas qui grossissent aux abords des marchés, à quelques mètres des étals où l'on achètera le poisson et les légumes du lendemain", a dénoncé Yacouba Doumbia.
Qui rejoint d'ailleurs ASK pour revenir sur l'exemple du Rwanda qui s'illustre très bien dans la lutte contre l'insalubrité. "À Kigali, un matin par mois, tout le monde descend nettoyer son quartier, du plus modeste au plus haut placé. Le résultat se voit à l'œil nu. Rien dans cette méthode n'est hors de portée d'Abidjan, de Bouaké ou de Korhogo. Rien, sauf la décision de s'y tenir", a-t-il invité.