
Dans cette affaire de litige foncier qui l'oppose à un certain Soumahoro Mory sur un terrain de 629 hectares dans la commune d'Anyama, Touré Ahmed Bouah a souhaité apporter sa part de vérité. Devant un parterre de journalistes, l'homme a décidé de rompre le silence.
"Vous savez que je n'ai pas pour habitude de prendre la parole. Mais la situation demande que je le fasse pour éclairer la lanterne. Je suis accompagné ce jour par le chef du village de 4 Croix. Je prends la parole aujourd'hui pour faire quelque chose de très simple : je ne viens pas répondre aux attaques par des attaques", a-t-il expliqué.
À l'écouter, son entreprise dispose à ce jour d'un ensemble de foncier correspondant à 629 hectares obtenus auprès de l'État de Côte d'Ivoire. Et c'est dans ces hectares qu'une partie serait au cœur du litige face à son adversaire du jour. Dans le but de mettre les choses au clair avec ce dernier, Touré Ahmed Bouah a avoué avoir fait rédiger un procès-verbal de contestation pour le site sur lequel son "adversaire" était en train de travailler.
Sauf que ce dernier n'aurait pas entendu les choses de cette oreille. "Voici le mandat que lui et moi avons signé. Il est dit dans ce mandat qu'en cas de problème, c'est au Tribunal de commerce d'Abidjan que cela doit se régler. Mais lui, c'est une conférence de presse qu'il s'en va faire", a-t-il dénoncé en présence du chef dudit village, Amon Siméon.
En clair, Touré Ahmed Bouah a avoué qu'il ambitionne d'être un modèle en matière de foncier en Côte d'Ivoire. Ainsi, il ne saurait s'impliquer dans des polémiques visant à ternir son image. "Moi qui vous parle, je suis en train de préparer un Doctorat au CAMPC sur le foncier. Je veux être un modèle. Je ne veux pas m'accommoder de ça. La vérité foncière ne peut être manipulée", a-t-il insisté.
Son adversaire, Soumahoro Sory, a réagi le lendemain de cette sortie. Lui aussi, lors d'une conférence de presse, il a rejeté la responsabilité sur Touré Ahmed Bouah. Affaire à suivre.