
La phase pilote démarrera le 1er octobre et s'étendra sur trois mois, jusqu'au 30 décembre. Elle concernera dans un premier temps 1 000 enseignants exerçant dans les établissements de la zone d'Abidjan.
Le projet bénéficie de l'appui technique de l'UNESCO. Son représentant résident pays en Côte d'Ivoire, Mame Omar Diop, était présent à cette cérémonie.
Pour le ministre délégué, cette initiative marque une étape supplémentaire dans l'adaptation de l'enseignement technique aux mutations technologiques. « Le monde du travail évolue rapidement. Les métiers se transforment. Les compétences recherchées évoluent. À travers cette initiative, nous faisons le choix d'un enseignement technique plus innovant, plus performant et davantage en lien avec les réalités du monde professionnel », a-t-il déclaré.
Jean-Louis Moulot a précisé que le déploiement se fera par étapes. La phase pilote doit permettre de tester les contenus, les méthodes pédagogiques et les mécanismes d'accompagnement avant une extension à l'ensemble des enseignants ciblés. « Cette démarche permettra de tirer les enseignements de l'expérimentation, d'améliorer le dispositif et de garantir sa pertinence à plus grande échelle », a-t-il ajouté.
S'adressant aux enseignants, le ministre a insisté sur la double dimension de cette formation, à la fois opportunité et responsabilité. « Je vous invite à vous en saisir pleinement. À expérimenter. À apprendre. À partager vos pratiques. À questionner vos méthodes. Mais surtout, je vous invite à faire de l'intelligence artificielle un outil au service de votre mission première : doter notre pays des compétences techniques indispensables à son industrialisation », a-t-il lancé.
De son côté, Mame Omar Diop a souligné les apports concrets de l'IA pour les enseignants, tout en rappelant ses limites. « Elle peut aider à préparer les cours, créer des exercices adaptés aux différents niveaux des apprenants, mais aussi faciliter l'évaluation. Mais elle ne remplace ni l'enseignant ni la relation humaine qui est au cœur de l'apprentissage », a-t-il affirmé.
Près de 2 000 enseignants se sont déjà inscrits à ce jour. Le projet ambitionne de leur donner les compétences nécessaires pour intégrer les outils d'IA dans leurs pratiques, améliorer les processus d'enseignement et d'apprentissage, et ouvrir la voie à de nouvelles approches pédagogiques.