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Arbitrage ivoirien : La FIF répond aux accusations et mise sur la VAR pour restaurer la confiance

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Face aux nombreuses critiques visant régulièrement l’arbitrage ivoirien, la Fédération Ivoirienne de Football semble a décidé de répondre sur deux terrains : les chiffres et la technologie.

Lors d’une rencontre avec la presse ce vendredi 22 mai, le Directeur National de l’Arbitrage de la FIF, Ettiegne Mian qui accompagnait Kalou Bonaventure, président de la Commission centrale des arbitres (Cca), a défendu avec fermeté le travail des arbitres ivoiriens tout en officialisant l’arrivée imminente de la VAR dans les compétitions nationales.

Une sortie qui intervient dans un contexte où plusieurs clubs, dirigeants et supporters dénoncent régulièrement des décisions arbitrales controversées, parfois accusées d’influencer les résultats du championnat.

Pour répondre à ces accusations, la Direction nationale de l’arbitrage a choisi de s’appuyer sur des données précises. Selon Ettiegne Mian, seulement 11 plaintes ont été enregistrées cette saison sur un total de 964 matchs disputés en Ligue 1, Ligue 2 et Division 3.

Plus marquant encore, aucune de ces plaintes n’a été reconnue fondée après examen par les commissions compétentes.

« Aucune des plaintes n’a été jugée fondée », a insisté le Directeur National de l’Arbitrage.
Parmi ces recours, sept concernaient des supposées fautes techniques d’arbitrage, tandis que les autres portaient sur des demandes de récusation d’arbitres. À travers cette communication, la FIF cherche clairement à démontrer que les accusations répétées contre les arbitres ne reposent pas nécessairement sur des éléments techniques solides.

Cette prise de parole de la Fif restaurer l’image du corps arbitral ivoirien, souvent critiqué par les polémiques médiatiques et les tensions autour de certaines rencontres décisives.

Mais au-delà des déclarations, la FIF entend apporter une réponse concrète et directes aux suspicions : l’introduction officielle de l’assistance vidéo à l’arbitrage (VAR).

Prévue pour une première utilisation officielle le 29 mai prochain lors de la Coupe nationale, la VAR est présentée comme un outil capable de réduire les erreurs manifestes et de renforcer la transparence dans les décisions arbitrales.

Selon Ettiegne Mian, la Côte d’Ivoire dispose aujourd’hui de plus de trente arbitres certifiés VAR et de tous les équipements homologués nécessaires.

« Le problème de formation est désormais derrière nous », a-t-il assuré.
Ce message vise aussi à répondre aux doutes sur la capacité du football ivoirien à gérer une technologie aussi exigeante. Deux rencontres de Ligue 1 avaient déjà été disputées avec la VAR lors de la 29e journée de la saison dernière, avec des résultats jugés satisfaisants par les responsables de l’arbitrage.

Dans les faits, la VAR interviendra uniquement sur les actions majeures : penalties, hors-jeu, cartons rouges directs, erreurs d’identité et situations pouvant entraîner une erreur manifeste d’arbitrage. Autrement dit, les décisions les plus contestées et celles qui alimentent généralement les accusations contre les arbitres.

L’arrivée de cette technologie ne supprimera sans doute pas totalement les polémiques. Dans les plus grands championnats du monde, la VAR continue elle-même de susciter débats et incompréhensions. Mais pour la FIF, son introduction représente avant tout un moyen de renforcer la crédibilité du championnat et d’apporter davantage de sérénité autour des rencontres.

En officialisant l’arrivée de la VAR tout en défendant publiquement le bilan de ses arbitres, la Fédération Ivoirienne de Football envoie ainsi un message clair : les accusations existent, mais l’institution estime disposer désormais des outils humains, techniques et réglementaires pour y répondre avec plus de rigueur et de transparence.