
C'est le cas du journaliste sportif, Malick Traoré. Dans un post publié sur ses réseaux sociaux, ce lundi 6 juillet 2026, Malick Traoré qui travaille pour la Nouvelle chaîne ivoirienne (CNI), s'est prononcé sur cette élimination de la Côte d'Ivoire par la Norvège et surtout s'est projeté sur ce qu'il faut faire pour développer le football local.
"L'objectif de la Côte d'Ivoire au mondial était 'd'aller le plus loin possible'. Qui veut aller loin ménage sa monture et surtout se donne tous les moyens de ses ambitions. Je me pose beaucoup de questions sur le fonctionnement de notre sélection et pourquoi sur pas mal d'aspects, nous sommes encore loin de ce qui se fait de mieux...", a-t-il déclaré.
En clair, Malick Traoré a détaillé, en sept (7) propositions, les idées à mettre en oeuvre pour, selon lui, développer le football ivoirien, tant au niveau local qu'à l'international. Pour lui, si la sélection nationale veut du beau jeu et un style de jeu cohérent, il faut redéfinir des bases que les supporters pourront retrouver dans l'équipe A. "Ce qui implique donc que le sélectionneur national et les sélectionneurs des catégories de jeunes travaillent de concert de sorte à avoir une continuité et un style bien défini. Peut-être aussi redéfinir la façon dont les jeunes sont sélectionnés", a expliqué le journaliste sportif.
Pour Malick Traoré, le mieux serait de créer des liens entre les joueurs ivoiriens lorsqu'ils sont encore très jeunes. Il faut, a-t-il ajouté, des rassemblements plus réguliers pour l sélection U23. Aussi, Malick propose un Centre technique national fonctionnel qui regroupe tout ce dont les sélections nationales ont besoin. "Le confort en terme d'hébergement, de restauration, de musculation, de pelouses, le personnel médical sur place, les dernières technologies (cryothérapie... un centre à la hauteur de nos ambitions", a-t-il expliqué.
Avant de se pencher sur le cas des binationaux. A le suivre, la FIF doit leur proposer un projet beaucoup plus séduisant. "Car je reste persuadé qu'en proposant un projet attractif à un jeune entre 10 et 15 ans qui n'a rien à envier à ce que l'on peut retrouver dans un pays européen, je ne vois pas pourquoi il y aurait une hésitation. Dans le foot, je crois aussi en l'esprit de camaraderie qui se crée dès le plus jeune âge et ce, jusqu'en sélection A. Gagner avec des coéquipiers avec qui on grandit, on développe des automatismes et tout naturellement on arrive à maturité et éclosion chez les A", propose-t-il.
Malick Traoré estime par ailleurs que la préparation mentale des joueurs reste tout aussi un élément très important pour la sélection nationale. Car pour lui, investir dans les dernières technologies pour le médical devrait permettre aux joueurs de rivaliser avec les meilleures nations.
"L sélection nationale est une vitrine, le football local est délaissé. Alors qu'il regorge de pépites qui peuvent délivrer leur plein potentiel si toutes les conditions sont réunies. Le développement du football ivoirien est l'affaire de tous", a-t-il insisté.