
Deux pôles économiques stratégiques, d’une part, Bouaké, capitale du Gbêkê et troisième pôle industriel du pays, concentre près de 10 % des industries ivoiriennes. L’agro-industrie, notamment autour du coton et de l’anacarde, y occupe une place prépondérante. D’autre part, Korhogo, capitale du Poro, s’impose comme le quatrième pôle économique national. Sa vitalité repose sur la filière coton, l’agro-transformation, la mangue et l’anacarde, sans oublier un artisanat particulièrement dynamique. Ainsi, ces deux villes apparaissent comme des moteurs incontournables du développement régional.
Or, depuis 2020 à Bouaké et 2024 à Korhogo, des Comités Locaux de Concertation État/Secteur Privé (CLCESP) ont été instaurés. Conformément à la Stratégie Nationale de Dialogue Public-Privé adoptée en 2017, ces structures visent à mieux intégrer les préoccupations des entreprises locales dans les politiques publiques. En conséquence, elles constituent aujourd’hui un levier majeur pour renforcer la coopération entre administrations et opérateurs économiques.
Dans ce contexte, la mission prévue s’inscrit dans le plan d’actions opérationnelles des CLCESP. Pendant cinq jours, les participants auront l’occasion de : consolider la collaboration entre acteurs publics et privés, dresser un état des lieux des préoccupations du secteur privé, promouvoir des réformes économiques jugées prioritaires. Par ailleurs, le programme prévoit des audiences avec les autorités administratives, des réunions des plateformes locales, ainsi que trois ateliers thématiques. Ceux-ci porteront sur la Facture Normalisée Électronique, l’accès des PME à la commande publique et la protection de la propriété intellectuelle. Autrement dit, des sujets concrets qui touchent directement la compétitivité des entreprises. De plus, cette mission bénéficie du soutien du projet « Renforcement du Dialogue Public-Privé pour la mise en œuvre de réformes économiques et d’investissements », financé par le Ministère fédéral allemand de la Coopération économique et du Développement et appuyé par la GIZ. Ce partenariat traduit la volonté des autorités et des partenaires techniques de consolider un environnement des affaires inclusif et favorable.
Par ailleurs, cette initiative vise non seulement à maintenir la dynamique d’échanges entre acteurs publics et privés, mais aussi à favoriser l’essor des entreprises locales. L’accent sera particulièrement mis sur celles portées par les jeunes et les femmes entrepreneurs, afin de garantir une croissance plus équitable et durable.
