
Les biens vendus, constitués principalement de taxis compteurs et d'un minicar, avaient été saisis dans le cadre de procédures pénales portant sur des faits d’escroquerie et de blanchiment de capitaux. Le déroulement des adjudications s'est effectué en deux temps. Dans le premier temps, 82 véhicules ont été adjugés lors de la première vente du 28 juillet, et les 68 autres l’ont été au cours de la seconde vente, organisée le jeudi 30 juillet 2026.
Les fonds récoltés à l'issue de ces deux journées, précise l’AGRAC, seront intégralement conservés sur un compte ouvert dans les livres du Trésor Public, jusqu’à l'aboutissement des procédures judiciaires. En cas de condamnation et de confiscation définitives, ces fonds serviront en priorité à l’indemnisation des victimes des infractions poursuivies. Ils pourront également être affectés au renforcement des programmes de prévention et de lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme, à travers des dotations aux structures judiciaires, sécuritaires et financières engagées dans cette lutte.
L'événement a suscité un fort engouement avec la mobilisation de plus de 600 participants. Ces opérations portent à 21 le nombre total de ventes aux enchères publiques organisées par l'AGRAC depuis sa création en 2022, affirmant ainsi son rôle stratégique dans la privation des criminels du fruit de leurs infractions.

Créée par le décret n°2022-349 du 1er juin 2022, tel que modifié par le décret 2022-982 du 21 décembre 2022, l’Agence de gestion et de recouvrement des avoirs criminels a pour principales missions, entre autres à recouvrer les avoirs criminels gelés, saisis ou confisqués dans le cadre de procédures pénales ou administratives, à mener toute action d'information destinée à faire connaitre son action et à promouvoir de bonnes pratiques en matière de saisies et de confiscations, auprès des partenaires nationaux. À travers donc ces formations, l’AGRAC réaffirme sa volonté de consolider la coopération avec les juridictions et les services d’enquête afin d’améliorer l’efficacité des investigations patrimoniales et des procédures de saisie et de confiscation. Une synergie indispensable pour faire en sorte que le crime économique ne soit plus jamais une activité rentable en Côte d’Ivoire.
