
Issus de six pays dont la Côte d'Ivoire, la Zambie, le Ghana, l'Éthiopie, le Sénégal et le Mozambique, ces jeunes, 24 au total, étaient engagés dans cette compétition au cours de laquelle ils devaient présenter leur projet. Ces projets présentés en pitch devant un jury averti devaient avoir un volet social qui peut changer la vie des populations africaines. Ainsi, au terme de plusieurs heures de challenge, de compétition, c'est le groupe 4 "AFRICODED" qui est reparti avec le trophée de cette édition, synonyme de 12 000 dollars, soit 6 850 000 FCFA.
Cette équipe, composée de Lyse Daka (Zambie), Tito's Mondlane Junior (Mozambique), Godwin Exornam (Ghana) et Brahima Diarrassouba (Côte d'Ivoire), a, à l'aide de son projet commun, réussi à toucher le cœur du jury pour gagner le grand prix. Ce projet, faut-il le rappeler, est une plateforme assistée par IA qui connecte les chercheurs d'emploi africains à des opportunités d'emploi transfrontalier, de travail à distance et de développement de carrière à travers le continent.

Sur le podium, le groupe 5 "Harambee : Smart Waste Collection & Recycling System" est venu en deuxième position. C'est une plateforme de réservation et de planification d'itinéraires connectant les ménages, les collecteurs de déchets et les recycleurs, avec des demandes de ramassage à la demande et des récompenses pour les ménages qui recyclent. Le troisième de ce concours, le groupe 1 "Bloom : African Transit Payment Revolution" est un système de collecte de titres de transport sans espèces pour les minibus, trotros et autres transports informels à travers l'Afrique de l'Est et de l'Ouest, remplaçant les paiements en espèces par des cartes à puce et des recharges via mobile money.
Au-delà des prix de groupe, plusieurs trophées individuels ont également été remis. Les candidats qui n'ont pas reçu de prix ont tout de même été enrichis par cette aventure qui a permis à chacun de vaincre sa peur de la prise de parole en public. Mais aussi et surtout sa barrière de la langue. Et pour cause, la présentation des projets et les pitchs se sont faits en anglais. Tous ces jeunes sont des étudiants en Sciences, en Technologies, en Ingénierie et en Mathématiques.

Changer le visage de l'Afrique à travers les initiatives des jeunes
Le Yango Fellowship Pan-African Graduation a, après la Côte d'Ivoire, décidé de s'ouvrir à l'Afrique pour tendre la main à tous ces jeunes qui ont du potentiel pour contribuer au développement du continent. C'est en tout cas le sens du message du Directeur général de Yango Côte d'Ivoire et directeur régional au niveau de l'Afrique francophone, Alassane Soro Kadotien. "La bourse que nous donnons aux étudiants qui ont été sélectionnés dans six pays d'Afrique, nous les accompagnons avec de la formation pratique, des insertions en entreprise, du mentorship avec des experts. Nous ne voulons pas juste donner des bourses à des étudiants qui sont certes talentueux, intelligents et bien formés déjà. Nous voulons les accompagner de sorte que les talents africains soient les premiers à résoudre les problèmes africains, à apporter des solutions aux problèmes que nous vivons au quotidien", a déclaré Alassane Soro Kadotien en présence du Directeur des opérations de cette entreprise technologique en Afrique, Moyen-Orient et en Asie, Shashi Shekhar Singh.

Pour ce responsable de cette plateforme, les premières personnes à pouvoir résoudre les problèmes de l'Afrique, c'est justement la jeunesse africaine. Et c'est dans ce sens que ce programme a décidé de les mettre en valeur. Pour sa part, le représentant du ministre de la Promotion de la Jeunesse, de l'Insertion professionnelle et du Service civique, Jacob Dri Bi, a, au nom de Mamadou Touré, salué cette initiative qui met en valeur la jeunesse africaine. "Vous conviendrez avec moi que la problématique de l'insertion professionnelle en général et celle des jeunes en particulier reste une préoccupation transversale qui nécessite l'intervention d'une pluralité d'acteurs. Conscient de cette singularité, le ministère de la Jeunesse s'appuie sur un certain nombre de partenaires qu'ils soient publics ou privés", a indiqué Jacob Dri Bi.
Pour lui, le ministère s'est engagé à travers un mémorandum autour d'initiatives visant à renforcer l'employabilité et les compétences des jeunes Ivoiriens. Et ce programme cadre parfaitement avec cette vision du gouvernement ivoirien. "Il faut noter qu'à travers ce programme, des jeunes Ivoiriens ont pu développer leurs compétences, élargir leur réseau professionnel, acquérir une expérience leur permettant ainsi de mieux se préparer au monde du travail", a reconnu le représentant du ministre Mamadou Touré.