
Présidé par le Directeur général adjoint, Cissé Aboubakari, représentant le Directeur général, cet atelier a, selon nos sources, rassemblé une trentaine de cadres de l'administration fiscale, aux côtés de plusieurs membres du Comité de direction. Cette rencontre avait pour thème : "Comment harmoniser tous les projets de digitalisation déjà lancés pour avoir une vision plus claire de qui doit payer l'impôt en Côte d'Ivoire ?".
Et pour cause, selon les organisateurs, malgré les avancées notables enregistrées au cours de ces dernières années, la DGI rencontre quelques limites. En clair, les systèmes ne communiquent pas assez entre eux. Résultat, l'administration n'a pas encore une vision exhaustive et actualisée du tissu économique national, surtout avec le poids de l'informel et l'essor du commerce en ligne. Il s'agissait donc d'identifier les complémentarités entre les différents dispositifs existants.
Ainsi, des entités telles que le Fichier national des commerçants et entreprenants (FNCE), le SYGIDAN, le REPAE, le CORIF, ainsi que la solution REDIMA 30 développée par MAFA Holdings, étaient concernés par ces enjeux. Il ne s'agit toutefois pas de repartir de zéro, mais de mettre de l'ordre dans l'existant, ont fait savoir les initiateurs de cet atelier.
Pour la DGI, cette démarche s'inscrit dans le Plan national de développement (PND) 2026-2030, qui fait de la mobilisation des ressources intérieures une priorité pour financer le développement du pays. À l'issue de cet atelier qui s'est tenu du 2 au 4 novembre 2026, l'administration espère mieux connaître le potentiel fiscal national, élargir l'assiette et accroître durablement les recettes de l'État de Côte d'Ivoire.