
Dans le cadre de l’inauguration de la Digital Farmer School, à la Technopole de l’Institut national polytechnique Félix Houphouët-Boigny (INP-HB), à Yamoussoukro, le ministre Bruno Nabagné Koné a rappelé les besoins actuels de la Côte d’Ivoire dans les domaines de la pratique combinée agriculture et numérique. Des besoins qu’il a estimé nombreux. « Les besoins en ce qui concerne la Côte d’Ivoire sont très importants. Ils sont très loin même d’être couverts aujourd’hui », a-t-il relevé, insistant que « former des techniciens aux techniques agricoles, n’induit pas qu’on forme des personnes qui sont formées en même temps au numérique ».

Bruno Koné a également plaidé pour l’adaptation des formations aux mutations du secteur. L’ambition de la Digital Farmer School, a-t-il rappelé, est de former des profils maîtrisant « les deux langues dont nous avons besoin : la langue du numérique et la langue de l’agriculture ». Par ailleurs, a-t-il indiqué que près de 1 000 apprenants suivent déjà des formations agricoles dans le pays. « L’idée, sera de faire d’eux des relais ou des ambassadeurs ou même des personnes destinées à transmettre le savoir, de façon à amplifier ce qui va commencer ici », a-t-il fait savoir.

Les besoins, a-t-il relevé, concernent notamment l’encadrement des producteurs par l’Agence nationale d’appui au développement rural (ANADER), la sécurisation foncière, la recherche au Centre national de recherche agronomique (CNRA) et les études météorologiques. Il a aussi souligné l’importance de relier les données sur les pluies, la végétation, les productions, les infrastructures et les rendements afin d’éclairer les décisions. « Ce qu’il reste à faire, c’est relier ces données pour prendre la bonne décision au bon moment », a-t-il déclaré.
Pour relever ce défi, a-t-il dit, le pays aura besoin d’un important nombre de techniciens capables de comprendre à la fois les réalités agricoles et les outils numériques. « Beaucoup de techniciens et de personnes qui comprennent aussi bien le langage de l’agriculture que le langage du numérique » seront nécessaires, a appelé le ministre Bruno Koné.