International

Libye : Une découverte macabre de 21 corps dans une fosse commune

libye-une-decouverte-macabre-de-21-corps-dans-une-fosse-commune
© Droits réservés
PARTAGEZ
Une fosse commune contenant au moins 21 corps de migrants a été mise au jour le jeudi 15 janvier près d’Ajdabiya, dans l’est de la Libye.

Cette découverte dramatique, survenue à une dizaine de kilomètres au sud-est de la ville, ravive les inquiétudes sur les violences subies par les exilés dans un pays devenu un carrefour périlleux vers l’Europe.

Selon des sources sécuritaires citées par Reuters, l’opération des forces de sécurité a permis de retrouver les corps après un signalement concernant des migrants originaires d’Afrique subsaharienne retenus dans une ferme de la région. Dix survivants ont pu être secourus et hospitalisés. Ils ont affirmé que plusieurs compagnons avaient disparu. Les victimes retrouvées seraient des hommes, des femmes et des enfants. Une enquête a été ouverte pour déterminer les circonstances exactes de leur mort. Le propriétaire de la ferme, interpellé, aurait reconnu l’existence de la fosse sur sa propriété.

Des images non authentifiées circulent déjà en ligne, montrant des membres des forces de sécurité et du Croissant-Rouge libyen procédant à l’exhumation des corps. Une tragédie qui s’ajoute à une série de drames .Ce n’est pas un cas isolé. En juillet dernier, plus de 100 migrants avaient été libérés à Ajdabiya après avoir été retenus contre rançon par un groupe armé. En septembre, l’Organisation internationale pour les migrations (OIM) avait annoncé la mort d’au moins 50 personnes dans l’incendie d’une embarcation transportant des réfugiés soudanais au large des côtes libyennes. Et en octobre, 61 corps avaient été retrouvés sur le littoral méditerranéen à l’ouest de Tripoli.

La Libye, plongée dans l’instabilité depuis plus d’une décennie, reste un point de transit majeur pour les migrants cherchant à rejoindre l’Europe. D’après les Nations unies, près de 929 000 migrants de 44 nationalités différentes vivaient dans une centaine de municipalités libyennes entre août et octobre 2025.

Cette nouvelle découverte macabre illustre une fois de plus la vulnérabilité des exilés dans un pays où les réseaux de trafiquants prospèrent sur fond de chaos politique et sécuritaire.