
Après une journée particulièrement meurtrière, l'armée israélienne a élargi ses opérations vers Nabatieh, ordonnant une deuxième évacuation complète en moins de 48 heures. Tyr et ses alentours ont aussi été touchés, ce qui agrandit encore les zones vidées de leurs habitants.
Les frappes aériennes ont été très violentes autour de ces deux grandes villes du sud. Bilan provisoire : au moins neuf morts, qui s'ajoutent aux dizaines de victimes des jours précédents. Le 26 mai, on comptait déjà 34 morts et 40 blessés dans différentes régions. Mais les attaques ne se limitent pas aux centres urbains. Plusieurs villages du Sud et de la Békaa ont aussi été visés, ce qui étend géographiquement le conflit bien au-delà de la zone frontalière habituelle. Des localités situées plus au nord du Litani ont été touchées, ce qui aggrave encore la situation.
Des affrontements ont aussi éclaté par endroits entre les troupes israéliennes au sol et les combattants du Hezbollah dans certaines zones rurales stratégiques. Des avancées militaires ont été signalées autour de villages récemment bombardés, tandis que les échanges de drones et de roquettes se multiplient. Conséquence directe, la situation humanitaire se dégrade vite. Les déplacements massifs et la destruction des infrastructures civiles compliquent les secours. La Défense civile libanaise essaie tant bien que mal de sauver les gens coincés dans les bâtiments endommagés, malgré des conditions d'intervention extrêmement dures.
Le Sud-Liban vit donc au rythme d'une escalade militaire et d'une crise humanitaire qui empire de jour en jour, laissant les habitants dans une détresse croissante, sans aucune certitude sur ce que demain leur réserve.