
Le lundi 8 juin, les forces antiémeutes ont dispersé plusieurs dizaines de protestataires rassemblés devant l’entrée principale du parc. Ils s’opposaient à un projet porté par le Service kényan de la faune sauvage (KWS), qui prévoit d’agrandir un orphelinat pour animaux et de construire un parking de plus de 1 000 places. Pour les manifestants, ces installations grignotent une zone protégée emblématique.
Des pancartes brandies dans la foule affichaient : « La nature n’est pas un terrain vague ». L’activiste Nyaguthii Chege a lancé : « On est là parce que le parc national de Nairobi est à nouveau menacé. » De son côté, le KWS assure que le projet vise juste à mieux accueillir et soigner les animaux recueillis.
Le parc national de Nairobi, situé à une dizaine de kilomètres du centre des affaires, est une rareté en Afrique : seule réserve au cœur d’une capitale, il abrite rhinocéros, lions, buffles et léopards, avec les gratte-ciel en toile de fond. Cette mobilisation s’inscrit dans un climat de vigilance accru des défenseurs de l’environnement, qui dénoncent régulièrement les pressions urbaines et les projets d’infrastructures menaçant cet écosystème unique.