
Ce lundi 13 juillet, la justice a tranché, l’ancien chef de l’État a été reconnu coupable d’avoir enfreint la loi sur le financement politique. Mais ce n’est pas sa première condamnation. Loin de là.
En février, il avait déjà écopé de la prison à vie pour « insurrection », après avoir tenté d’imposer la loi martiale en 2024 et envoyé l’armée au Parlement pour faire taire l’opposition. Ses avocats ont annoncé qu’ils feraient appel. Et en juin, rebelote : 30 ans de prison pour avoir envoyé des drones en Corée du Nord, histoire de provoquer Pyongyang et justifier la loi martiale. Destitué en avril 2025, il est aujourd’hui derrière les barreaux. Mais cette nouvelle peine n’a rien à voir avec les précédentes.
Concrètement, entre 2021 et 2022, Yoon a profité de sondages gratuits en échange de son soutien à un candidat qui visait l’investiture de son parti pour une législative partielle. « Le tribunal l’a reconnu coupable d’avoir enfreint la loi sur le financement politique et l’a condamné à deux ans de prison », a expliqué un porte-parole du tribunal.
Selon la justice, il a agi main dans la main avec son épouse, Kim Keon-hee. Elle attend d’ailleurs une décision de la Cour suprême ce jeudi. Dans cette affaire, elle a déjà été acquittée deux fois. Mais ce n’est pas son seul problème : elle a aussi pris sept ans pour corruption et quatre ans pour manipulation boursière.