
Toutes accusées de trafic de stupéfiants après la saisie en 2025 de 113 kilos de cocaïne et plus de 225 000 comprimés de psychotropes, ces neuf personnes ont été condamnées à mort. Le réseau est constitué de 16 membres, dont un ressortissant guinéen, au nombre desquels l’accusé principal est un jeune de 22 ans.
Ces condamnations à la peine de mort interviennent dans un contexte de durcissement de la lutte contre le trafic de drogue. Et le verdict de la justice algérienne intervient quelques jours à peine après l'extension de la peine de mort pour les incendiaires et les auteurs d'enlèvement d'enfants. L’Algérie observe un moratoire sur l’exécution de la peine capitale depuis 1993.
C’est donc en s’appuyant sur une nouvelle loi pour durcir les peines que la justice algérienne a condamné à la peine de mort dans cette affaire de trafic de drogue et de stupéfiants assimilable à une atteinte à la sécurité nationale et à l'ordre public. Ces neuf personnes étaient notamment poursuivies pour importation, transport, expédition et stockage de drogues dures dans le cadre d'une organisation criminelle, ainsi que pour des délits de contrebande, d'usurpation d'identité mais également de blanchiment d'argent.
En 2025, la police avait saisi plus de 100 kilos de cocaïne et plus de 200 000 comprimés de prégabaline, un médicament indiqué dans la prise en charge de certaines formes d’épilepsie et du trouble anxieux généralisé, mais dont l’usage peut être détourné.