
Dans le communiqué signé du Révérend Docteur Jean Isidore Gauzé Blé, président du Conseil fédéral des Evangéliques de Côte d'Ivoire et président de l'Observatoire des Eglises protestantes évangéliques, le Conseil national des évangéliques de Côte d'Ivoire insiste sur l’aspect consensuel de la décision d’excommunication de Camille Makosso. « Le Conseil national des évangéliques de Côte d'Ivoire, en concertation avec plusieurs fédérations et suite à une décision unanime du Conseil des docteurs de l'Église, annonce aujourd'hui, 22 janvier 2026, l'excommunication de Monsieur Camille Makosso, se disant pasteur et porte-parole national des Églises protestantes et évangéliques de Côte d'Ivoire, ainsi que président des pasteurs de Côte d'Ivoire. Cette annonce fait suite à sa participation à la fête nationale du vaudou, le "Vodoun Days", au Bénin », peut-on lire dans ledit communiqué.
A en croire l’Observatoire, « le Vodoun Days est un événement annuel qui célèbre la culture, l'art et la spiritualité du vaudou, une religion traditionnelle profondément enracinée dans les pratiques spirituelles béninoises. Le vaudou représente l'ensemble des dieux et des forces invisibles, auxquelles les croyants cherchent à se rapprocher à travers des rituels et des initiations permettant une communion avec les divinités du monde surnaturel. Cet événement, qui se déroule chaque année à Ouidah, ville sacrée, met en avant des rituels tels que des danses traditionnelles comme l’égun gun, et des cérémonies dédiées aux divinités comme Hêbiosso (foudre et feu), Mami Wata (mère nourricière et eau), Sakpata (guérison des maladies) et Legba (le gardien des portes spirituelles). L'objectif est de valoriser ce patrimoine culturel et spirituel, avec une grande communion avec les ancêtres et l'harmonie avec la nature ».
La participation de Camille Makosso, « se disant pasteur et porte-parole national des Églises protestantes et évangéliques de Côte d'Ivoire » à un tel événement est considéré par le Conseil des Églises comme « une atteinte à la pureté de l'Église et de l'Évangile, et pourrait entraîner la propagation du péché au sein de l'Église ». « Le Conseil des Églises considère que la participation de Monsieur Makosso à ce festival, en tant que pasteur et sans ignorer la réalité mystique du vaudou, du spiritisme et de l'occultisme, constitue une faute grave », déplore l’institution.
Toutefois, mentionne le communiqué, « l'Observatoire des Églises Évangéliques offre à Monsieur Makosso la possibilité de reconnaître son erreur et de demander pardon pour ses actions dans un esprit de repentance sincère ». Cependant, souligne l’Observatoire, si le concerné refuse de se repentir dans l'humilité, « l'excommunication sera prononcée, en accord avec toutes les forces vives de l’Église, et prendra officiellement effet ».
De son côté, Camille Makosso ne s’est toujours pas prononcé sur cette affaire.