
Selon des témoins, l’animateur et promoteur de la radio urbaine Voltage 2, basée à Douala, se trouvait encore à son bureau dans la capitale ivoirienne lorsqu’il a été pris de violents saignements. Transporté d’urgence à l’hôpital, il n’a malheureusement pas survécu.
Pour l’heure, aucune communication officielle n’a été faite sur les circonstances exactes de sa disparition. Toutefois, la nouvelle a été confirmée au Cameroun, où l’émotion est immense. « Consty Eka est décédé. Une perte inestimable pour le paysage médiatique », a réagi André Bofia, ancien collaborateur du journal Le Jour.
Une carrière hors norme
Né au Cameroun, Consty Eka a débuté sa carrière à Douala et Yaoundé avant de s’installer en 1978 en Côte d’Ivoire, son pays d’adoption. Très vite, il s’est imposé comme une star du petit écran, marquant plusieurs générations de téléspectateurs par son charisme et son professionnalisme.
Animateur et producteur reconnu, il a créé et dirigé le groupe média CEN TV ainsi que Voltage 2. Il est notamment resté célèbre pour son émission hebdomadaire All Week News, consacrée à l’actualité politique, économique et touristique africaine. Au-delà de ses productions, Consty Eka n’a cessé de plaider pour un soutien accru au secteur audiovisuel. En avril 2025, il était l’invité d’honneur du stand Laura Dave Media lors du Salon International de l’Audiovisuel au Cameroun (SINAC). À cette occasion, il avait appelé les autorités à investir davantage dans ce domaine stratégique. Quelques mois plus tôt, en décembre 2024, il avait été mis à l’honneur dans l’émission K-TAPUL’T sur Sun+ TV, présentée comme une « exclusivité planétaire » retraçant son parcours exceptionnel.
Avec sa disparition, c’est une voix majeure de l’audiovisuel africain qui s’éteint. Consty Eka laisse derrière lui un héritage considérable, fait de passion, de créativité et d’engagement. Son absence crée un vide que ses collègues, ses admirateurs et le grand public ressentiront longtemps.