

En mai 2026, un collectif d’artistes avec à sa tête Akowé Nestor accusait ouvertement Gadji Céli d’avoir détourné au moins deux milliards F CFA alors qu’il était Président du conseil d’administration du BURIDA. Une affaire qui avait fait grand bruit dans un contexte de friction au sein de l’Union nationale des artistes de Côte d’Ivoire (UNARTCI). Entre dépôt de plainte pour diffamation, conciliation et autres demandes de pardon, l’affaire a dû être mise en pause.
Mais est finalement réapparue à l’ordre du jour lors de la conférence de presse de Gadji Céli dans le cadre de la célébration de ses 40 ans de carrière prévue pour le 31 octobre 2026 au Parc des expositions d’Abidjan. Si le staff de l’organisation du concert n’estimait pas pertinente et opportune une question d’un journaliste relative à l’affaire, Gadji Céli, lui s’est empressé d’y répondre estimant qu’il fallait l’évacuer une bonne fois pour toute.
Prenant la parole, Gadji Céli a expliqué que sous sa présidence, il a trouvé seulement que trois millions F CFA dans les caisses du BURIDA et ce après avoir demandé un audit et un état des lieux. « Quand j’arrivais dans cette maison, j’ai trouvé trois millions F CFA dans les comptes. Tout cela a été confirmé part le DG par intérim et le directeur financier à la suite d’un état des lieux. Par la suite, nous avons tenu une conférence au cours de laquelle, nous avons annoncé ce bilan d’avant exercice », a-t-il confié ajoutant avoir pris sur lui « d’approvisionner les caisses du BURDIA ».
Sa mandature étant du temps de la crise ivoirienne, Gadji Céli se réjouira, en dépit de la fermeture des maquis et bars, d’avoir été « le premier Président du Conseil d’administration de l’histoire du BURIDA à faire rentrer dans les caisses de la maison la somme d’un milliard F CFA ». « De trois millions F CFA, j’ai fait rentrer un milliard F CFA dans les caisses. Je suis le premier PCA du BURIDA à le faire. Nous étions en pleine crise, les maquis et les boites de nuit étaient fermés mais on a pu faire un milliard F CFA », s’est-il réjoui, fustigeant toutes les accusations de détournement.
Pour Gadji Céli, c’est malsain pour des artistes de porter de telles accusations sans fondement ni preuve, estimant que l’organisme aurait porté plainte contre lui s’il y avait eu soupçon de détournement. « S’il y a un problème au BURIDA, c’est bien la maison qui doit se saisir et non les artistes. A tous nos amis artistes, je leur demande d’arrêter ce genre de choses et je les exhorte à l’union, à l’unité pour faire avancer la Côte d’Ivoire », a-t-il clamé, précisant avoir « laissé tomber la plainte » après que ses accusateurs ont accouru lui demander pardon.
A la suite de Gadji Céli, Serges Kassy a également dit sa part de vérité dans cette affaire, estimant être un sachant et avoir vécu les faits. « Avant d’exercer, nous avons commis un cabinet qui a fait un audit à l’issue duquel il été découvert un trou de trois milliards F CFA. Une somme qui représentait les droits SACEM. Quand on a découvert ça, on a fait une conférence de presse au cours de laquelle nous avons annoncé avoir découvert un trou de trois milliards F CFA. Tous les documents sont là », a-t-il appris, indiquant que c’est lorsque Gadji Céli part en exil que derrière lui, on annonce qu’il a détourné trois milliards F CFA.

« C’est lorsqu’on part en exil qu’on apprend que Gadji qui a volé les trois milliards F CFA et on revient d’exil au moment où Gadji prépare ses 40 ans, ces mêmes trois milliards F CFA ressortent », a-t-il déploré, convaincu que cette façon de faire est assimilable à du sabotage. « Il faut que les gens sachent que c’est Gadji Céli qui a découvert trois milliards F CFA disparus des caisses du BURIDA. Le comble est que la personne qui a fait la déclaration était membre de l’UNARTCI et savait tout », a-t-il déploré.