Politique

Ouangolodougou: La communauté burkinabé mobilisée contre l’extrémisme violent

ouangolodougou-la-communaute-burkinabe-mobilisee-contre-lextremisme-violent
© Droits réservés
PARTAGEZ
Dans la mise en œuvre du projet « Renforcement des mécanismes communautaires de veille préventive et de réponse rapide au risque de violence électorale en Côte d’Ivoire » (PREVEL), l’Ong Indigo-Côte d’Ivoire a réuni le mercredi 19 août 2026 à Ouangolodougou, ville de la région du Tchologo, les membres de la communauté burkinabé.

Elle les a sensibilisés pour un dialogue sur la prévention de l’extrémisme violent. Avec pour objectif de renforcer la cohésion sociale, la vigilance citoyenne et le vivre-ensemble.  Dans la ville de Ouangolodougou (région de Tchologo), la prévention des risques de violence passe par le dialogue. C’est dans cette optique que l’Ong Indigo-Côte d’Ivoire, via le Cadre de collaboration (Cdc) local, a organisé une séance de sensibilisation à l’intention de la communauté burkinabé, qui y est établie.

Un projet s’inscrivant dans le cadre du renforcement des mécanismes communautaires  pour éviter la violence électorale

Cette rencontre s’inscrit dans le projet « Renforcement des mécanismes communautaires de veille préventive et de réponse rapide au risque de violence électorale en Côte d’Ivoire », Adresse :  baptisé Prevel. Qui est porté par l’Ong.  Le choix de cibler la communauté burkinabé n’est pas anodin. Forte et bien intégrée à Ouangolodougou, elle vit au quotidien aux côtés des populations hôtes. Pour les organisateurs, il était donc stratégique de l’impliquer directement dans les actions de paix, afin d’éviter toute forme de repli, de stigmatisation ou de manipulation pouvant fragiliser le tissu social.

Pendant plusieurs heures, les échanges ont porté sur les causes et les signes de l’extrémisme violent, les méthodes de radicalisation et les outils pour y faire face. L’accent a été mis sur le rôle de chaque citoyen dans la détection précoce des comportements à risque et la remontée d’informations fiables aux autorités compétentes. « Cette activité vise à favoriser une meilleure compréhension des risques liés à l’extrémisme violent, à renforcer la résilience communautaire et à encourager une participation active des populations aux mécanismes locaux de veille, d’alerte précoce et de consolidation de la paix », a expliqué Diallo Saliou, porte-parole du Cdc de Ouangolodougou.

Le rapprochement des Burkinabè des autorités administratives et des communautés  autochtones constaté

Au-delà de la formation, le dialogue a permis de rapprocher la communauté burkinabé des autorités administratives et des communautés autochtones. Ces discussions directes ont contribué à dissiper les malentendus, à bâtir la confiance et à réaffirmer les valeurs communes de tolérance et de solidarité. Au final, les participants sont repartis avec une meilleure connaissance des mécanismes de prévention et une conscience accrue de leur responsabilité dans la stabilité de la localité. Les représentants de la communauté burkinabé ont pris l’engagement public de continuer à œuvrer pour la paix, le vivre-ensemble et la cohésion sociale à Ouangolodougou. Pour eux, préserver l’harmonie entre communautés reste la meilleure réponse face aux menaces d’extrémisme et de violence.